Tech & internet / Économie

La neutralité du Net selon le PDG de BlackBerry

Temps de lecture : 2 min

Un clavier. REUTERS/Robert Galbraith
Un clavier. REUTERS/Robert Galbraith

Le PDG de BlackBerry a envoyé une drôle de lettre ouverte au Sénat américain.

Le site spécialisé The Verge a remarqué que John Chen y résumait sa vision de la neutralité du Net et pourquoi selon lui Apple et Netflix ne suivaient pas ce principe:

«Contrairement à BlackBerry qui permet aux utilisateurs d'iPhone de télécharger et d'utiliser notre service BBM [BlackBerry Messenger], Apple ne permet pas aux utilisateurs de BlackBerry ou d'Android [le système d'exploitation mobile de Google] de télécharger le iMessage d'Apple. Netflix, qui est un grand défenseur de neutralité du réseau, a discriminé les utilisateurs de BlackBerry en refusant de leur fournir son service de streaming de films.»

Oui, on sait. La neutralité du net, ce n'est pas sexy et c'est un peu compliqué à expliquer quand on n'a pas le talent de John Oliver.


Pour ceux qui se demandent ce qui se cache derrière cette notion, pour résumer, il s'agit d'un principe de non discrimination qui veut que «tout le monde doit avoir un égal accès à Internet et aucun contenu (vidéo, site Web…) ne doit bénéficier d'un traitement préférentiel et s'afficher plus vite que les autres».

En clair, vous n'avez pas à payer pour que votre contenu arrive aussi vite que les autres.

A aucun moment n'est évoqué le fait qu'une entreprise doive ouvrir un de ces services aux utilisateurs du monde entier. Pourtant, c'est ce que voudrait le PDG de BlackBerry qui explique un peu plus loin:

«Par conséquent, la neutralité doit s'appliquer aux applications et au contenu si nous voulons vraiment un Internet libre, ouvert et non-discriminatoire. Tous les clients Internet mobile doivent avoir la possibilité d'accéder aux applications et contenus qu'ils veulent, et les fournisseurs de ces applications/contenus ne doivent pas être autorisés à discriminer selon le système d'exploitation.»

Il semblerait que BlackBerry cherche un coup de main. Comme le rappelle ZDNet, la «part de marché [de BlackBerry] continue à patauger à des niveaux qui le voient regroupé [tout en bas] avec d'autres dans au moins une étude de marché».

Et selon The Verge, cet appel n'est pas vraiment légitime ou la bonne solution aux problèmes de BlackBerry:

«Des connexions Internet fiables et rapides sont un service public nécessaire, un service sur lequel un nombre grandissant de personnes et d'entreprises s'appuient pour leur travail. iMessage, Netflix et n'importe quelle autre application qui manque à la plateforme incomplète de BlackBerry ne constituent pas –en tant que groupe– un besoin économique équivalent. Si BlackBerry veut que ces services tournent sur ses téléphones, sa meilleure stratégie serait de développer un meilleur système d'exploitation, ce qui attirerait plus d'utilisateurs et donc plus de développeurs.»

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