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La guerre est devenue une attraction touristique en Israël

Temps de lecture : 2 min

Des Israéliens et des touristes sur le plateau du Golan regardent la fumée s'élever après une explosion dans un village syrien lors de combats entre les forces du régime et les rebelles, le 7 juin 2013. REUTERS/Ammar Awad
Des Israéliens et des touristes sur le plateau du Golan regardent la fumée s'élever après une explosion dans un village syrien lors de combats entre les forces du régime et les rebelles, le 7 juin 2013. REUTERS/Ammar Awad

Le 9 juillet, une image postée sur Twitter par un journaliste provoque un tollé. On y voit un groupe d'Israéliens sur une colline de la ville de Sderot confortablement installés pour regarder la bande de Gaza se faire bombarder. Ils «applaudissent chaque fois qu'une explosion se fait entendre», précise le journaliste.

En réalité, ce tourisme un peu particulier n'est pas nouveau en Israël. Il existait déjà lors des différentes opérations israéliennes sur la bande de Gaza, comme en 2008-2009 ou en 2012.

Des Israéliens regardent l'offensive à Gaza depuis une colline de Sderot, le 17 janvier 2009. REUTERS/Baz Ratner (ISRAEL)

Des habitants de la ville de Sderot regardent des tirs croisés entre Israël et la bande de Gaza, le 21 novembre 2012. REUTERS/Yannis Behrakis

Depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011, le plateau du Golan attire lui aussi de nombreux badauds israéliens et internationaux, raconte le quotidien israélien Haaretz.

«Armés de jumelles et d'appareils photo, ils cherchent les endroits qui surplombent la vallée de Kuneitra afin d'obtenir les meilleures vues possibles des combats entre les troupes du gouvernement et les forces rebelles, alors que les offensives se déplacent de jour en jour, et ces derniers temps, d'heure en heure.»

Certains touristes s'arrêtent au passage, d'autres ne viennent que pour ça, quand les derniers en ont fait une activité à plein temps.

«Quand des coups de feu sont tirés, ils cherchent d'où ils viennent pour comprendre si les assaillants étaient des troupes gouvernementales ou des forces rebelles», continue Haaretz.

Dans le Golan aussi, une forte explosion provoquera des applaudissements conséquents.

Situé à une soixantaine de kilomètres de Damas à vol d'oiseaux, le plateau Golan constitue un panorama de choix. Mais cette région, annexée unilatéralement en 1981 par Israël (mais jamais officiellement reconnue par la communuaté internationale), est aussi dangereusement proche des avancées de l'Etat islamique. «La précarisation de la situation du régime syrien inquiète Israël et ses dirigeants qui craignent que le Golan soit entraîné dans le tourbillon», explique CBSnews.

Le 4 septembre, à la suite d'un incendie accidentel à la frontière syrienne, l'armée israélienne a bombardé des positions de l'armée de Bachar al-Assad, rapporte CBC.ca.

«Il y a une bataille pour la contrôle de la frontière de l'autre côté, a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne. Jusqu'à présent, cela ne s'est pas fait dans notre direction, mais nous devons nous préparer à ce jour.»

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