Monde

L'Iran divisé à la veille des élections

Temps de lecture : 2 min

Les Iraniens iront voter vendredi 12 juin, et les leaders du monde sont de plus en plus inquiets face à la menace potentielle d'une république Islamique d'Iran dotée de l'arme nucléaire. Mais le régime iranien et son adhésion à un Chiisme messianique se heurtent à une société éduquée et sécularisée. En dépit de la rhétorique révolutionnaire, les gouvernants pourraient être moins préoccupés par les écritures sacrées que par une soif rationnelle du pouvoir, souligne Malise Ruthven dans la New York Review of Books.

L'élection présidentielle montrera si la nouvelle droite iranienne, incarnée par le sortant Ahmadinejad - soutenu par le Guide Suprême l'ayatollah Ali Hossein Khamenei- conservera sa mainmise sur le pouvoir. Seyyed Mohammad Khatami (ancien président de l'Iran), s'est retiré de la course, apportant son soutien à Hussein Moussavi, considéré comme plus à même de détrôner Ahmadinejad.

Moussavi a néanmoins été hors du cénacle politique pendant deux décennies, et pourrait avoir du mal à se rapprocher de l'éléctorat jeune. Ahmadinejad a en revanche l'avantage d'être actuellement en poste. Le conseil des gardiens de la Constitution a approuvé deux autres candidatures: celles de Mehdi Karroubi, ancien porte-parole du Parlement et de Mohsen Rezai, ancien chef des Gardiens de la Révolution, qui est recherché par Interpol pour une possible implication dans les attentats de juillet 1994 contre le Centre culturel Juif de Buenos Aires.

Si Ahmadinejad ne remporte pas les élections, ce sera un échec pour le Guide Suprême. Khamenei fut déjà rejeté par l'éléctorat quand Khatami remporta la présidence, en 1997 et en 2001. Mais depuis 2005, la Nouvelle droite a renforcé sa mainmise sur les institutions, et la situation internationale n'est pas très favorable aux réformateurs. En dépit du désir de dialogue exprimé par Barack Obama, le nouveau gouvernement de droite en Israël perçoit l'Iran, qui soutient le Hezbollah et le Hamas, comme une menace mortelle.

Lire l'article complet sur La New York Review of Books

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crédit: flickr/ Daniella Zalcman Mahmoud Ahmadinejad en visite à Columbia University.

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