Politique / Société

De Thomas à Mourad, la concurrence politique des faits divers en France

Le meurtre d'un adolescent en marge d'une fête de village dans la Drôme a suscité de nombreuses et virulentes réactions au sein la classe politique française.

Une femme tient des fleurs devant la collégiale de Saint-Donat-sur-l'Herbasse (Drôme), vendredi 24 novembre 2023, avant les funérailles de Thomas, un adolescent décédé le 19 novembre 2023 à Crépol. | Olivier Chassignole / AFP
Une femme tient des fleurs devant la collégiale de Saint-Donat-sur-l'Herbasse (Drôme), vendredi 24 novembre 2023, avant les funérailles de Thomas, un adolescent décédé le 19 novembre 2023 à Crépol. | Olivier Chassignole / AFP

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Les réactions politiques se multiplient après la mort de Thomas, un adolescent de 16 ans tué à l'arme blanche à Crépol, un village de la Drôme, et l'agression de Mourad, un jardinier du Val-de-Marne attaqué au cutter par un septuagénaire qui avait proféré des insultes racistes à son encontre. L'extrême droite et certaines personnalités politiques de droite sont accusées d'instrumentaliser les faits divers, pour avoir réagi à la mort du jeune Thomas en exploitant le filon de l'immigration sans attendre les conclusions de l'enquête. La gauche, quant à elle, serait coupable d'indignation sélective.

Faut-il y voir le symptôme d'une France coupée en deux? Ces indignations politiques suivent-elles une logique strictement électoraliste? Les médias instrumentalisent-ils eux aussi ces faits divers?

 

La journaliste Roselyne Febvre et Jean-Marie Colombani, directeur de Slate.fr, en discutent avec leurs invités Carole Barjon, éditorialiste à l'Obs, Éric Le Boucher, éditorialiste aux Échos et à l'Opinion, et Catherine Tricot, directrice de la revue Regards, dans «Politique», l'émission de France 24 en partenariat avec Slate.

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