Culture

Au musée Rembrandt d'Amsterdam, faites-vous tatouer les œuvres du maître

Temps de lecture : 2 min

Ou sa signature.

Il n'y en aura pas pour tout le monde. | Antonio Molinari via Unsplash
Il n'y en aura pas pour tout le monde. | Antonio Molinari via Unsplash

Selon un absolu cliché du genre, la création serait forcément teintée de souffrance. Au musée de la maison de Rembrandt d'Amsterdam, comme le souligne The Guardian, la douleur se trouvera aussi du côté du public, puisqu'en juin il sera possible de s'y faire tatouer des motifs en forme d'hommages au peintre et graveur néerlandais.

Dans sa volonté d'attirer de nouvelles formes d'audience, et notamment les jeunes adultes, le musée fraîchement rénové (installé dans la maison où l'artiste a vécu, créé de nombreuses œuvres et joué les professeurs) va convier des tatoueurs néerlandais de renom afin d'y réaliser des tatouages inspirés de l'œuvre de Rembrandt.

Plusieurs planches de flashs (ces dessins effectués à l'avance pour être proposés à la clientèle sur catalogue) sont d'ores et déjà disponibles sur le site du musée, où l'on trouve également les fiches de présentation des différentes artistes qui tatoueront au mois de juin. Esquisses, auto-portraits, signature du maître: tout est possible, tout est réalisable. Les coûts des différents tatouages oscillent entre 100 et 250 euros, ce qui semble relativement honnête.

Des fringues et du surf

C'est le tatoueur Henk Schiffmacher, alias Hanky Panky, qui a proposé cette initiative au musée amstellodamois. Sommité du monde du tatouage aux Pays-Bas (il officie depuis quarante-cinq ans), il a eu cette idée en constatant qu'un nombre croissant de touristes passant par Amsterdam souhaitaient repartir un tatouage représentant un croquis de Rembrandt, voire sa maison –l'une des plus célèbres de la ville.

Il n'y en aura clairement pas pour tout le monde, puisque l'opération n'aura lieu que du 19 au 25 juin. Les carnets de réservation se remplissent vite, pour la plus grande joie des quatre tatoueurs impliqués, mais aussi pour Milou Habesma, directeur du musée.

Du côté de Schiffmacher et ses partenaires, on envisage de poursuivre ce genre d'événement éphémère en collaborant avec d'autres musées et lieux d'exposition: «Le prochain dans notre liste est le studio de Francis Bacon.» Pour recevoir un tatouage lié à l'œuvre du peintre irlandais, il faudra probablement faire la route jusqu'à Dublin, où est installée la reconstitution de son fameux studio.

Quant aux musées néerlandais, ils devraient poursuivre les partenariats de ce type. Ce n'est d'ailleurs pas le premier à être mis en place. Le musée Van Gogh a par exemple collaboré en 2020 avec une marque locale de streetwear, The Daily Paper, dans le but de proposer une gramme de vêtements en lien avec sa collection. Même chose au Rijksmuseum, qui a lancé une sélection d'articles en série limitée en lien avec l'œuvre de Vermeer: des vêtements, mais aussi des planches de surf. Parce que pourquoi pas.

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