Santé

Nuit compliquée? Voilà comment survivre à la journée qui suit

Temps de lecture : 3 min

Des spécialistes du sommeil vous donnent quelques tuyaux.

Le café, c'est bien; en abuser, ça craint. | Marcus Aurelius via Pexels
Le café, c'est bien; en abuser, ça craint. | Marcus Aurelius via Pexels

Enfant malade, anxiété nocturne, influence de la Lune, dossiers en retard, binge-watching excessif: les raisons pour lesquelles vous avez mal dormi sont très nombreuses, et peuvent se cumuler. C'est là que les spécialistes du sommeil interviennent, puisqu'en plus de pouvoir vous aider à mieux dormir la nuit prochaine, il leur est également possible de vous conseiller sur la meilleure façon de gérer sa journée post-insomnie.

Alarmée par une étude selon laquelle la moitié de la population américaine manque régulièrement de sommeil, une journaliste du Huff Post version états-unienne a interrogé quelques experts et expertes afin de recueillir leurs techniques de survie, notamment destinées aux personnes qui vont devoir affronter une journée de travail.

La première stratégie à adopter est d'ordre psychologique: dans l'idéal, il faudrait ne pas se focaliser sur le fait qu'on manque de sommeil. Cela engendre une inquiétude qui ne peut que nuire à la qualité de notre prochaine nuit, en plus de nous faire ruminer notre mal-être au lieu de tenter d'aller de l'avant. Il faut aussi se rappeler que, sauf problème majeur, notre corps possède une capacité d'auto-régulation grâce à laquelle la nuit qui nous attend devrait être de meilleure qualité que la précédente. Rassurant.

Il est également important de s'exposer suffisamment à la lumière, si possible naturelle, et ce dès le début de la «vraie» journée –pas celle qui a commencé à 3h du matin contre notre gré. Notre cerveau est capable d'interpréter les messages lumineux: face à beaucoup de clarté, il va aller vers l'éveil et l'activité; mais dans la pénombre, il va au contraire se convaincre qu'il est bientôt l'heure d'aller se coucher.

Power nap

La caféine peut également être une alliée, à condition évidemment de ne pas en abuser. Elle permet en effet de bloquer l'adénosine, qui diminue l'activité nerveuse et peut avoir des effets de somnolence. De fait, elle augmente la réactivité, nous permet de mieux assimiler les informations et de prendre des décisions plus judicieuses. Mais ses effets ne sont pas proportionnels –dix tasses de café ne vous rendront pas dix fois plus alerte– et une consommation excessive pourrait avoir des effets néfastes sur votre prochaine nuit.

Bien entendu, pour lutter contre le manque de sommeil, rien de tel que de dormir. Au-delà de cette lapalissade, il est important de rappeler qu'une courte sieste peut permettre de rebondir afin d'arriver au terme de cette journée difficile. Certaines personnes n'ont besoin que d'une dizaine de minutes pour se sentir mieux, mais il faut avoir la capacité de s'endormir sur commande. Sinon, une trentaine ou une soixantaine de minutes suffisent amplement.

Attention à ne pas prolonger cette sieste, même si la tentation est grande. Au-delà de l'heure de sommeil, il devient plus difficile de retrouver rapidement la pleine possession de ses facultés cognitives et de son pouvoir de décision. Penser à programmer une alarme est donc essentiel. Et à défaut de savoir dormir en un clin d'œil, une phase de repos profond –fermer les yeux, laisser ses pensées divaguer– peut déjà être salvatrice.

Marche ou rêve

S'il ne vous est pas possible de vous assoupir, parce que vous ne savez pas le faire ou parce que les conditions ne vous le permettent pas, il faut au contraire aller prendre l'air et faire une promenade. C'est prouvé: une dizaine de minutes de marche permet de booster son moral et de retrouver un peu de sa réactivité. Cette phase d'activité physique, même brève et peu intensive, permet de faire sortir le corps et l'esprit d'une forme de léthargie désagréable.

Certaines personnes insomniaques iront même jusqu'à vous conseiller de rester debout autant que possible, la position assise étant propice à l'assoupissement impromptu. Plus facile à dire qu'à faire lorsqu'on travaille dans un open space ou qu'on suit une journée de cours à l'université.

Enfin, les spécialistes nous encouragent à écouter notre corps et à lui faire confiance. Effectivement, sauf si c'est la première marche vers de l'insomnie chronique ou si les raisons sont extérieures (par exemple un bébé qui ne dort pas), nous dormirons probablement mieux la nuit prochaine.

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