Parents & enfants / Sciences

Des parents accueillent leurs jumeaux trente ans après la congélation des embryons

Temps de lecture : 2 min

Philip avait 5 ans lorsque ses enfants ont été conçus.

Lors de la recherche de donneurs, la famille s'est spécifiquement penchée sur les embryons pour lesquels il était difficile de trouver des receveurs. | congerdesign via Pixabay
Lors de la recherche de donneurs, la famille s'est spécifiquement penchée sur les embryons pour lesquels il était difficile de trouver des receveurs. | congerdesign via Pixabay

Alors qu'en avril 1992, en France, Disneyland Paris ouvrait ses portes et que Pierre Bérégovoy était nommé Premier ministre par François Mitterrand, outre-Atlantique, un couple congelait ses embryons. Et c'est seulement trente ans plus tard, le 31 octobre 2022, que Lydia et Timothy Ridgeway ont pointé le bout de leur nez.

«J'avais 5 ans lorsque Dieu a donné la vie à Lydia et Timothy», raconte Philip Ridgeway, père des jumeaux, à CNN. Phrase surréaliste mais scientifiquement possible: en 1992, un couple anonyme a eu recours à une fécondation in vitro (FIV) aux États-Unis et a choisi de congeler une partie des embryons. Après avoir été conservés dans de l'azote liquide à -200°C, les organismes ont été donnés, en 2007, au National Embryo Donation Center de Knoxville, dans le Tennessee. Le but du couple donneur était d'aider d'autres couples dans le besoin, au même titre que la FIV avait pu soulager ces deux anonymes.

Des années plus tard, Rachel et Philip Ridgeway souhaitaient, pour leur part, expérimenter une nouvelle façon de concevoir la vie. Lors de leur recherche de donneurs, ils se sont spécifiquement penchés sur les embryons pour lesquels il était difficile de trouver des receveurs. Parmi une base de données, des caractéristiques des donneurs telles que l'origine ethnique, l'âge, la taille, les antécédents médicaux, l'éducation et leurs films préférés, les ont aidés à prendre une décision. C'est de cette façon que ceux qui allaient devenir Lydia et Timothy ont été choisis.

Une procédure médicale, mais non sans risque

«Lorsqu'une personne subit une FIV, elle peut produire plus d'embryons qu'elle n'en utilise. Nous les prenons donc et les transférons à autrui afin de créer des familles. Cette procédure est appelée “don d'embryons”. C'est une alternative beaucoup moins coûteuse que la FIV», explique Sigal Klipstein, spécialiste de la fertilité basée à Chicago.

Mais n'est pas bénéficiaire qui veut: le National Embryo Donation Center, organisation chrétienne, évalue l'aptitude des couples à accueillir un enfant et s'assure qu'ils sont mariés depuis au moins trois ans. Le centre a contribué à la naissance de plus de 1.260 bébés issus de dons.

Sur les cinq embryons décongelés pour Rachel et Philip, deux n'étaient pas viables. Cette situation est courante: selon les experts, le taux de survie serait d'environ 80%. «On m'a demandé de faire un choix parmi les trois restants puisque le transfert de plus d'un embryon est risqué pour la mère et le bébé. Mais on venait de me montrer mes trois enfants, je ne pouvais pas faire de sélection», retrace la jeune femme.

Le 2 mars 2021, les trois embryons étaient transférés dans l'utérus de Rachel, soit après vingt-neuf ans et dix mois de conservation. Deux ont survécu: Lydia et Timothy.

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