Société

Les chiens sont de véritables soutiens émotionnels en période de deuil

Temps de lecture : 2 min

Ils savent exactement lorsque nous avons besoin d'affection.

Une thérapie de dix minutes avec un chien a permis de réduire la douleur de patients des urgences. | Richard Brutyo via Unsplash
Une thérapie de dix minutes avec un chien a permis de réduire la douleur de patients des urgences. | Richard Brutyo via Unsplash

C'est bien connu, le chien est le meilleur ami de l'homme. Et comme tout meilleur ami qui se respecte, ce dernier honore son rôle comme il se doit: cette boule de poils comprend les émotions de ceux qui l'entourent et sait se montrer réconfortant dans les moments douloureux. Selon les spécialistes, les chiens sentent même lorsque nous avons le plus besoin d'eux. CNN livre l'incroyable histoire de Monroe.

Une famille arrive au Koch Funeral Home du State College, en Pennsylvanie, pour identifier un être cher avant la crémation. Monroe observe la scène, restant en retrait pour préserver l'intimité des personnes endeuillées, mais prête à offrir du réconfort. Monroe n'est ni une conseillère, ni une thérapeute, non, c'est une berger australien du funérarium. «Lorsque les membres de la famille ont vu l'animal, tous ont demandé à lui témoigner un signe d'affection. Le fait de la caresser les a encouragés à livrer leur peine. Monroe sait installer un climat de confiance: elle a une affinité certaine avec les personnes endeuillées», témoigne Jackie Naginey Hook, célébrante funéraire.

Chaque individu vit le deuil à sa façon mais pour la majorité, avoir le soutien d'amis qui leur prodiguent des câlins et les écoutent attentivement est tout ce qu'ils recherchent. Pour cette mission, un chien semble être le compagnon idéal. «Lorsque l'on a un lien fort avec un animal à quatre pattes, il est tout à fait capable de comprendre nos émotions et donc d'offrir du réconfort dans les instants difficiles. Qu'ils s'agissent de chiens de thérapie ou simplement d'acolytes de la vie quotidienne, ces boules de poils ont indéniablement une incidence positive sur notre vie», s'émerveille Colleen Dell, professeure à l'Université de la Saskatchewan.

Cette assertion, la Canadienne l'a confirmée dans une étude réalisée en mars. Selon cette dernière, menée sur plus de 200 patients des urgences, dix minutes passées avec un chien ont permis de réduire la douleur.

Adopter rime avec responsabilités

Les chiens savent aimer de façon inconditionnelle, certes, mais à nous de leur offrir la vie qu'ils méritent. Lorsque l'on envisage d'adopter un animal, il est primordial de penser à la façon dont celui-ci s'intégrera dans sa nouvelle vie. «Le fait d'avoir une boule de poils peut parfois être une source de stress supplémentaire pour des personnes endeuillées, surtout lorsqu'il faut consacrer de l'énergie ou des ressources financières à des soins vétérinaires ou à l'éducation», met en garde Colleen Dell.

En outre, les individus venant de perdre un être cher s'impatientent plus facilement, ce qui n'est pas compatible avec les pitreries des chiots. Au-delà de la possibilité d'adopter un animal plus âgé en refuge, la professeure conseille de «recueillir les chiens placés en familles d'accueil après le décès de leur propriétaire. C'est un très joli acte, vous vous apporteriez une aide mutuelle», continue-t-elle.

Si accueillir un animal est hors de votre portée, d'autres moyens existent pour bénéficier des avantages qu'ils ont à nous offrir, sans en assumer la responsabilité. Par exemple, vous pouvez vous joindre aux parties de jeux de l'animal appartenant à un voisin, à un membre de la famille ou à un ami. Fréquenter les parcs pour passer du temps en leur présence ou faire appel à un chien de thérapie peut également être bénéfique. «Le bénévolat dans un refuge apporte aussi de la joie et le simple fait de s'occuper des animaux, ou de les emmener se promener, peut faire une différence significative», ajoute Colleen Dell.

Loyal, dévoué, affectueux... Pas étonnant que le chien soit le meilleur ami de l'humain.

Newsletters

Résilience

Résilience

Plus je déprime, plus je cuisine

Plus je déprime, plus je cuisine

[BLOG You Will Never Hate Alone] Pour chasser les idées noires, rien de mieux qu'une petite visite à sa cuisine.

Comment peut-on limiter le gaspillage à Noël?

Comment peut-on limiter le gaspillage à Noël?

Les cadeaux et leurs emballages, les décorations, le repas... Quelques conseils à la fois économiques et écologiques.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio