Sciences

L'exposition aux toxines environnementales pourrait être à l'origine de troubles neurologiques

Temps de lecture : 2 min

C'est en tout cas la théorie avancée par certains scientifiques lors du congrès annuel de l'Association américaine de neurologie.

«Nous devons tirer la sonnette d'alarme et inciter davantage de personnes à faire des recherches», a déclaré la neurologue Frances Jensen. | S. via Unplash
«Nous devons tirer la sonnette d'alarme et inciter davantage de personnes à faire des recherches», a déclaré la neurologue Frances Jensen. | S. via Unplash

Lors d'une conférence qui s'est tenue ce dimanche 23 octobre au congrès annuel de l'Association américaine de neurologie organisé à Chicago, des scientifiques se sont penchés sur le lien entre les toxines environnementales –comme la pollution atmosphérique, les pesticides ou encore les microplastiques– et les troubles neurologiques, rapporte le Guardian.

Selon les chercheurs, les êtres humains peuvent ainsi confrontés «à plus de 80.000 produits chimiques toxiques» dans leur vie quotidienne. Ce nombre est tel qu'il est «quasiment impossible de déterminer leurs effets individuels sur une personne, ou encore leurs effets cumulatifs sur le système nerveux tout au long de la vie», relate le quotidien britannique.

Certains indices montrent cependant qu'une exposition prolongée aux toxines environnementales a un impact sur la santé. Aux États-Unis par exemple, les familles à faible revenu sont beaucoup plus susceptibles d'être exposées à des polluants en raison de «l'insalubrité des logements et de l'eau ou encore de la proximité des routes et des installations industrielles polluantes.» La recherche a ainsi montré des taux bien plus élevés de cancers et de maladies respiratoires dans ces communautés soumises à un plus grand nombre de contraintes environnementales.

Un grand nombre de facteurs inconnus

Mais quid d'un possible lien entre polluants et troubles neurologiques ? Toujours selon les chercheurs, on n'en sait encore que très peu. Mais la communauté scientifique «s'accorde de plus en plus à penser que la génétique et le vieillissement n'expliquent pas entièrement la forte augmentation de maladies auparavant rares comme la maladie d'Alzheimer ou encore la maladie de Parkinson», précise le Guardian. Une exposition accrue aux toxines environnementales pourrait ainsi expliquer cette évolution.

«La neurologie a environ 15 ans de retard sur le cancer. Nous devons donc tirer la sonnette d'alarme à ce sujet et inciter davantage de personnes à faire des recherches», a déclaré lors de la conférence Frances Jensen, professeure et chef du département de neurologie de la faculté Perelman de médecine en Pennsylvanie. «C'est comme la matière noire, il y a tellement de facteurs inconnus... ce sera vraiment une exploration épique utilisant la science la plus pointue que nous ayons.»

La recherche pourrait ainsi permettre d'expliquer, entre autres, pourquoi les personnes vivant dans des quartiers où les niveaux de pollution atmosphérique sont élevés ont par exemple un risque plus important d'être victime d'un accident vasculaire cérébral que les autres.

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