Sciences

Un astéroïde pourrait-il détruire la Terre?

Temps de lecture : 2 min

La planète bleue survivrait... mais sans nous.

La planète bleue est-elle invincible? | NASA via Unsplash
La planète bleue est-elle invincible? | NASA via Unsplash

Il y a environ 66 millions d'années, notre belle planète subissait un véritable cataclysme qui emportait avec lui la vie dinosaurienne. D'un diamètre supérieur à 10 kilomètres, cet astéroïde a laissé de minces chances de survie aux créatures vivantes, entraînant l'extinction de 75% d'entre elles. Seule rescapée de cet événement apocalyptique: la Terre. Solide comme un roc, cette planète bleue!

Mais alors, est-elle immunisée contre l'Armageddon des astéroïdes? Quelle serait l'envergure du rocher capable de mettre un terme à son existence? Selon Space.com, la réponse coule de source: pour anéantir la Terre, il faudrait indubitablement un corps céleste aussi imposant que... la Terre.

Il semblerait que notre planète n'en soit pas passée très loin au cours de son existence. «Un objet plus gros que Mars a frappé notre planète, sans pour autant la détruire, et a créé la Lune», assure Brian Toon, professeur de sciences atmosphériques et océaniques à l'Université du Colorado à Boulder. Il est un ferveur défenseur de l'hypothèse de l'impact géant, la théorie scientifique d'après laquelle la Lune serait le fruit de la collision entre la planète Théia et la Terre il y a 4,468 milliards d'années, au cours de laquelle une partie du noyau et du manteau de Theia aurait fusionné avec celui de la Terre.

La vie humaine tient à un fil de 140 mètres

Si notre planète est bien plus robuste qu'on ne le pense, il n'en va pas de même pour les humains. Comme le montre l'extinction des dinosaures non aviaires, il suffit de bien moins qu'un corps céleste rebelle pour perturber sérieusement la vie sur Terre. «Une collision avec une roche mesurant au moins un kilomètre de large déclencherait probablement la fin de la civilisation» en engendrant des catastrophes climatiques mondiales, indique au journal Scientific American Gerrit L. Verschuur, astrophysicien au Rhodes College de Memphis.

«La poussière de l'impact et la fumée des incendies [produits par la collision] ceintureraient la Terre, la plongeant dans un hiver d'impact [phénomène caractérisé par une baisse significative de température globale de la Terre due à la collision avec un corps extraterrestre, ndlr]. Ainsi, le ciel serait obscurci par les gaz nocifs et les plantes ne pourraient plus accomplir la photosynthèse. S'ensuit la fin de la vie végétale et animale. Seuls de très petits animaux auraient une chance de survivre», poursuit l'astrophysicien.

Pour la NASA, toute roche spatiale mesurant au moins 140 mètres de diamètre et se trouvant en orbite à moins de 7,4 millions de kilomètres de notre planète est un danger. Une telle collision pourrait anéantir une ville entière et, de surcroît, dévaster les terres environnantes. Il est donc compréhensible que l'agence fédérale prenne très au sérieux les milliers d'impacteurs potentiels.

Mais si un astéroïde était amené à changer inopinément de trajectoire et prendre la Terre comme cible, le succès de la mission DART, menée par la NASA, nous rassure: un assaut par un vaisseau spatial peut être un moyen viable de défense planétaire.

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