Égalités / Parents & enfants

Les femmes célibataires sans enfant s'enrichissent davantage que les hommes

Temps de lecture : 2 min

Selon une nouvelle étude américaine, les femmes ayant renoncé au mariage et à la parentalité ont accumulé davantage de richesses que les hommes célibataires sans enfant en 2019.

«J'aime ma vie et je me sens très épanouie. J'aime les enfants et j'aime tous les enfants de mes amis. Mais je ne sais pas si j'aimerais ma vie avec des enfants», déclare à Bloomberg Ashley Marrero, une femme américaine de 43 ans. | Denys Nevozhai via Unsplash
«J'aime ma vie et je me sens très épanouie. J'aime les enfants et j'aime tous les enfants de mes amis. Mais je ne sais pas si j'aimerais ma vie avec des enfants», déclare à Bloomberg Ashley Marrero, une femme américaine de 43 ans. | Denys Nevozhai via Unsplash

Alors que le nombre de mariages ne cesse de baisser en France depuis une vingtaine d'années, tout comme le nombre de naissances depuis la crise de Covid-19, les femmes pourraient tirer davantage de bénéfices financiers à rester célibataire et sans enfant. C'est le constat que fait une nouvelle étude américaine de la Federal Reserve Bank of St. Louis et qui a été rapportée par Bloomberg.

En effet, en 2019, les femmes célibataires sans enfants avaient en moyenne 65.000 dollars (environ 65.280 euros) de richesse en 2019, contre 57.000 dollars (57.240 euros) pour les hommes célibataires sans enfant. Pour les mères célibataires, le niveau de richesse n'était que de 7.000 dollars.

Comme le souligne Bloomberg, selon de nombreux experts, le coût croissant de l'éducation d'une famille est un facteur important dans la décision des femmes américaines de ne pas avoir d'enfants. Mais il y a aussi un autre aspect financier à prendre en compte.

Plusieurs études ont démontré que les femmes qui travaillent sont soumises à une «pénalité de la maternité» soit pendant la grossesse, soit après l'accouchement, ce qui peut impacter considérablement leur niveau de richesse. Des recherches menées par le think tank américain The Century Foundation avant la crise de Covid-19 avaient ainsi montré que le montant de cette «pénalité de la maternité» pouvait atteindre jusqu'à 15% le revenu annuel des femmes, et ce pour chaque enfant âgé de moins de 5 ans. L'étude précise que cette pénalité est accentuée pour les femmes noires et latines, comparativement aux femmes blanches.

«J'aime ma vie et je me sens très épanouie»

Aux États-Unis, la part des femmes âgées de 25 à 34 ans qui n'ont pas d'enfants a atteint un record en 2018, le précédent record datant de 1976. Une étude du Pew Research Center l'année dernière a également révélé que 44% des Américains âgés de 18 à 49 ans qui n'ont pas d'enfants disent qu'il est peu, voire pas du tout probable qu'ils procréeront un jour, soit une augmentation de 7 points de pourcentage par rapport à 2018.

«J'aime ma vie et je me sens très épanouie. J'aime les enfants et j'aime tous les enfants de mes amis. Mais je ne sais pas si j'aimerais ma vie avec des enfants», déclare à Bloomberg Ashley Marrero, une femme américaine de 43 ans qui a fait le choix de ne pas se marier et de ne pas avoir d'enfant. Elle n'hésite pas à énumérer les avantages financiers qui accompagnent le fait d'être une femme célibataire sans enfant à New York, avec un emploi rémunérateur: un appartement, une résidence secondaire à la plage, des voyages fréquents pour le travail et les loisirs...

La journaliste de Bloomberg rappelle que cette vie peut aussi avoir ses inconvénients: les personnes célibataires et sans enfant paient plus d'impôts, il est plus difficile de trouver un logement avec un seul revenu plutôt qu'avec deux, et il peut être préoccupant pour certains de ne pas savoir qui sera là pour s'occuper d'eux quand ils seront âgés. Mais pour Anna Dickson, une autre Américaine de 41 ans célibataire et sans enfant, «les avantages de la parentalité ne l'emportent pas sur les inconvénients». «Je préfère regretter de ne pas avoir d'enfants que de regretter d'en avoir», affirme-t-elle.

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