Monde / Culture

Les mille facettes de la mode africaine

Temps de lecture : 12 min

Éternelle terre d'inspiration pour les créateurs occidentaux, le continent africain voit émerger un nombre croissant de talents qui enchantent l'univers de la mode.

Présentation d'une création d'Ituen Basi lors de l'Africa Fashion Week, le 30 juin 2010 à Johannesbourg (Afrique du Sud). | Gabriel Bouys / AFP
Présentation d'une création d'Ituen Basi lors de l'Africa Fashion Week, le 30 juin 2010 à Johannesbourg (Afrique du Sud). | Gabriel Bouys / AFP

Vaste sujet que de tenter faire un point sur les liens entre mode et Afrique, tant les facettes sont multiples. Ce continent aux cinquante-quatre pays, peuplé par 1,4 milliard d'habitants, est un territoire aux civilisations multiples et où les techniques textiles ont de riches histoires. S'il a souvent été source d'inspiration pour la mode occidentale, il émerge aujourd'hui sur la scène internationale de plus en plus de créateurs d'origine africaine.

Après une phase anticolonialiste qui a permis de (r)établir le lien avec un riche passé, place à une phase de création où se dessine une forme de fusion entre le foisonnement du continent africain et un style vestimentaire relevant beaucoup des codes occidentaux. Originalité et raffinement des textiles, audace des couleurs, signent le plus souvent une mode exubérante, mais aussi très créative.

Depuis début juillet, une grande exposition au Victoria and Albert Museum (V&A), à Londres, met en avant la créativité d'un continent souvent mal représenté. Mais ce secteur joue un rôle très important en Afrique; une phrase de l'écrivain Ishmael Reed donne une idée de son ampleur: «La mode est aussi fondamentale à la culture noire traditionnelle que la percussion.»

Textiles

La richesse textile en Afrique est infinie: il y a les tissages, les teintures, le raphia (à partir de feuilles de palmier), le kenté, le batik, le bogolan malien, le kita (Côte d'Ivoire), les tissus kuba… sans oublier les perles. Au début ce sont des écorces battues (une espèce de figuier) qui ont servi à créer des tissus; puis on a utilisé le coton, le raphia, la soie. Du côté des teintures, l'indigo est très prisé dans les tissus adire de la région yoruba (Nigéria).

Les tissus kuba du Congo existent depuis le XVIIe siècle. Tissés en raphia, leurs motifs géométriques sont travaillés dans des couleurs sourdes autour du beige, du marron. Le rabal, lui, est un tissage traditionnel des Manjaques de Guinée-Bissau aux motifs inspirés des arbres (baobab) ou encore de la fécondité. Le bogolan, en Afrique de l'Ouest, est créé grâce à une technique à l'argile («mud cloth»), symbole de protection.

Les origines du mythique et spectaculaire kenté remonteraient quant à elles au XIIe siècle: la légende raconte que sa fabrication se serait inspirée du travail de tissage d'une araignée. Des bandes de couleurs vives sont assemblées, orchestrant des formes géométriques rectangulaires en un tissage élégant et raffiné. Les couleurs ont leur symbolique: le bleu pour la sagesse, l'or pour la royauté, le jaune pour la santé, le blanc pour la pureté, le vert pour la croissance… Ces tissus portent souvent des noms inspirés de la faune ou de la flore.

Pour Emmanuelle Courrèges, autrice de Swinging AfricaLe continent mode, «on peut aussi parler de métiers d'art pour l'Afrique, et le fait qu'une nouvelle génération s'empare de ce patrimoine peut aller jusqu'à l'excellence, avec par exemple Imane Ayissi, dont les réalisations n'ont rien à envier au monde du luxe».

Imane Ayissi, d'ailleurs, évoque son rapport aux textiles ainsi: «Le kenté, tissu traditionnel, tissé à la main originaire du Ghana, du Togo, est sans doute un des textiles africains les plus sophistiqués et raffinés, et il se prête à beaucoup de variations. J'aime particulièrement l'utiliser. Mais j'aime tous les tissages traditionnels à la main (comme le faso dan fani ou le ntu'tuere, un tissu du royaume bamoun au Cameroun par exemple) qui donnent une main et des textures que l'on ne peut pas retrouver avec des tissages industriels.»

«Les techniques d'impressions traditionnelles au tampon (comme les adire du Nigeria) ou en tie-dye, donnent aussi une incroyable diversité de tissus qui peuvent être utilisés de façon très moderne. À côté de cela, j'adore les très beaux tissus occidentaux, particulièrement les soies à la fois raides et mouvantes comme le gazar ou le radzimir», poursuit-il.

À chaque appellation sa forme et son origine: la djellaba (Afrique du Nord), le boubou (avatar du mot wolof «mbubb»), vêtement large à manches longues, ou le kikoi (sorte de paréo). Les habits sont le plus souvent amples, un choix induit par le climat, et une technique de construction plus libre avec un vêtement drapé ou attaché plutôt que cousu comme en Occident.

Le cas du wax

Si le wax est désormais associé à l'Afrique, il n'a pourtant à l'origine rien d'africain. Vers 1846, les Hollandais, qui avaient repris Java en 1816, tentèrent de reproduire les batiks indonésiens imprimés à la cire. Mais leurs réalisations ne plurent pas à Java, en raison de leurs imperfections. Ils se tournèrent alors vers l'Afrique. Le succès y fut très rapide, d'abord au Ghana puis dans tout le continent africain, qui appréciait ces effets de craquelures.

La société néerlandaise Vlisco continue à produire du wax: des dizaines de millions de mètres de tissus sont vendus chaque année, très majoritairement en Afrique (90%). Si les tissus de Vlisco sont fabriqués en Hollande, la société a également plusieurs marques aujourd'hui manufacturées en Afrique: Uniwax en Côte d'Ivoire et GTP au Ghana. Un catalogue de 1.500 dessins se complète de nouveautés chaque année.

«Le wax n'a jamais été africain, c'est
un tissu qui nous a été imposé
pendant la colonisation.»
Imane Ayissi, couturier

Parmi les motifs: gingembre, famille, hirondelle (symbole de l'argent qui s'envole). Le commerce vit peu à peu l'émergence des Nana Benz («na» pour «mère» et «Benz» pour l'achat de Mercedes), des commerçantes du Togo devenues très riches en vendant du wax et n'hésitant pas à arborer le motif «milliardaire».

La polémique s'est parfois invitée lorsque des créateurs et créatrices ont utilisé le wax –Junya Watanabe en 2016 ou Stella McCartney en 2018, par exemple. Mais où est la réappropriation de l'Afrique quand il s'agit d'un tissu originaire de Java fabriqué par des Hollandais?

Issu de l'impérialisme occidental, ce tissu est paradoxalement devenu, par son port, emblématique d'un continent. Par réappropriation, le wax s'est doté d'une connotation africaine, mais «le wax n'a jamais été africain, c'est un tissu qui nous a été imposé pendant la colonisation», raconte Imane Ayissi. Ce tissu a été choisi par l'artiste anglo-nigérian Yinka Shonibare pour réinterpréter des tableaux de Fragonard ou encore de Gainsborough en sculptures.

Le style occidental du vêtement de l'époque est conservé, mais réalisé en wax et l'effet est puissamment intrigant, voire saisissant. Yinka Shonibare interroge l'africanité du wax avec ses Occidentaux sans tête. Peu de créateurs africains l'utilisent, à part quelques exceptions, comme Lisa Folawiyo avec ses robes en ankara (nom nigérian du wax) ou Ituen Basi.

Le fil à la parole

L'alphabet est un motif à succès dans un continent où l'oralité se transmettait par les griots, des poètes musiciens ambulants. C'est sans doute un missionnaire qui eut l'idée, au début du XXe siècle, d'intégrer des lettres (auxquelles s'ajoutèrent ensuite des chiffres) sur les tissus. Le succès ne s'est jamais démenti. Les créateurs d'aujourd'hui, comme Gozel Green, inscrivent ainsi des jeux de mots sur leurs créations, quand Imane Ayissi propose des habits portant des messages tels que «Save the oceans» ou «Save the forest».

En Afrique, le vêtement a souvent la parole, que ce soit au travers de symboles traditionnels ou en servant de manifeste anticolonialiste et, à l'inverse, en retour de bâton, avec les sapeurs (pour «société des ambianceurs et des personnes élégantes») qui revendiquent avec ostentation le port de vêtements occidentaux et de marques.

Du wax, on passe au fancy, imprimé sur une seule face, qui souvent s'en inspire, mais ajoute plus de fantaisie
et est fabriqué localement.

Sur le wax le langage fleurit: devenu «fusée Apollo», le motif «sceptre» finit par se transformer en «tire-bouchon». Quant à la carte du tendre, elle s'exprime avec humour: «Je cours plus vite que ma rivale», «Pomme de divorce»… Autant d'appellations divertissantes qui signent l'africanité du wax.

Du wax on passe au fancy, imprimé sur une seule face, qui souvent s'en inspire mais ajoute plus de fantaisie et est fabriqué localement. Avec des impressions renommées notamment pour les effigies de personnalités politiques comme Félix Houphouët-Boigny, Nelson Mandela, Barack Obama, Jacques Chirac…

Inspiration

La mode s'est très tôt intéressée à la faune africaine, avec déjà, au XIXe siècle des modèles «à la girafe». Au début du XXe siècle, les arts africains, notamment à la suite de la collection de masques d'André Derain, ont inspiré les artistes. Ainsi de Picasso qui, marqué par cette découverte, influencera le cubisme.

Amateur d'exotisme, Paul Poiret s'intéressa à l'Asie et à l'Afrique du Nord et créera, entre autres, un manteau, «Tanger». Si les années 1920 virent arriver La Revue nègre et le triomphe de l'incroyable Joséphine Baker, c'est beaucoup plus tard que la mode se penchera sur le style et le vêtement africain en lui rendant hommage.

La faune d'Afrique n'est pas en reste, et s'esquisse le souvenir de tenues en peaux de léopard.

Dans la préface d'Élégances africaines, Madame Grès raconte: «En 1950, lorsque j'ai consacré toute une collection d'été à l'Afrique, avec des tissus importés de tous les pays que je venais de visiter sur ce continent, cela a été un immense succès.» Plusieurs magnifiques et mythiques collections d'Yves Saint Laurent s'en sont aussi inspirées: «Afrique» en 1967, (hommage aux Bambaras), «Safari» en 1968 et «Maroc» en 1970. Christian Lacroix, passionné par l'«ailleurs», a notamment créé en 1990 un manteau africain dans des tons beige et marron.

De son défilé automne-hiver en 1990-1991, il disait: «On retrouvait l'austérité castillane, l'allure d'Haïlé Sélassié ou des derniers rois d'Afrique, de la Camargue au Bénin.» Un modèle Lacroix, rebaptisé «African Queen», figurait en juillet dans une vente couture Renaissance (upcycling) à Drouot. L'ouvrage Africa di Missoni d'Anna Piaggi en 1990 rendait hommage aux couleurs du continent via le style de la maison italienne.

La faune d'Afrique n'est pas en reste: s'esquisse ainsi le souvenir de tenues en peaux de léopard. Jean-Paul Gaultier en a multiplié les motifs. De drôles de zèbres ont quant à eux égayé des modèles de Michel Klein, Prada, Galliano… En 2007, Givenchy réinventa de son côté la faune avec des imprimés léopard et des motifs têtes d'éléphants.

Dans nombre de collections occidentales, l'Afrique est vue par le prisme de l'exotisme. Si le point de départ demeure un hommage, certains y voient une réappropriation. Le sujet est loin d'être clos.

Créateurs noirs

L'angle choisi par les États-Unis pour finalement nouer un lien avec l'Afrique est la notion de «créateur noir». Le Fashion Institute of Technology (FIT) a ainsi proposé, en 2017, l'exposition «Black Fashion Designers», où figuraient nombre de talents américains et européens. Incroyable designer de la scène new-yorkaise, Stephen Burrows habilla Diana Ross, Barbara Streisand… Il vint également à Versailles, en 1972, accompagné d'une dizaine de mannequins noirs, dont la détonante Pat Cleveland. Il eut droit à sa rétrospective, «When Fashion danced», à New York, en 2013.

Américain d'origine, Patrick Kelly fit sa carrière météorique (il est mort à 35 ans) à Paris dans les années 1980. Son style fantaisiste et joyeux s'inspirait de Joséphine Baker. Il a ainsi créé une tenue ceinture de bananes, portée de façon hilarante par Pat Cleveland. C'est sous la bannière de son nom et de son souvenir qu'est née en 2020, aux États-Unis, la Kelly initiative, un rassemblement de designers noirs pour œuvrer à une égalité des chances à l'embauche dans le secteur de la mode.

C'est l'occasion, aussi, de remettre en avant l'oeuvre de Patrick Kelly avec une exposition itinérante aux États-Unis qui s'est tenue jusqu'en avril 2022, et de redécouvrir son travail: ses ajouts de boutons multicolores, la «fête à noeuds-nœuds»...

Collectionneur de plus de 8.000 pièces de «black memorabilia», Patrick Kelly choisit en signature ironique un «golliwog» (à l'origine un personnage de Florence Kate Upton et un flacon de parfum de De Vigny en 1919): une tête à la peau foncée, yeux blancs et lèvres épaisses, exagérées (son effigie figure sur sa sépulture au Père-Lachaise).

Le créateur racontait qu'aux États-Unis, le groupe Warnaco, qui avait investi dans son label, avait refusé cet imprimé au motif assimilé à un «blackface». Pour la critique de mode Robin Givhan, «aucune autre personnalité connue n'a été aussi liée à la fois à sa race et à sa culture».

Le designer Willi Smith se souvient, lui, que dans les années 1970, les black designers étaient très en vogue et qu'ensuite, «une fois l'engouement passé, les gens ont pensé qu'il n'y [en] avait plus. D'une certaine façon c'est une chance. Maintenant on peut avancer en étant ce que nous sommes: des designers.»

Vers une création contemporaine

À l'indépendance du Ghana en 1957, beaucoup d'habitants s'habillèrent en kenté pour faire union avec le passé et les traditions du pays, dans le but de forger une nouvelle nation.

En 1960, dix-sept pays acquirent l'indépendance et le choix du vêtement s'invita pour marquer la fin du colonialisme. Lancé par Mobutu en 1972, l'«abacost» (pour «à bas le costume») marqua la résistance par le vêtement jusqu'en 1990. Les nouveaux présidents de plusieurs pays africains optèrent pour un costume traditionnel. Si le kenté fut remis à l'honneur au Ghana, il fut aussi adopté par le président de la Zambie Kenneth Kaunda, ou par William Tubman au Libéria.

Hors politique, les créateurs se sont penchés sur leur patrimoine et l'ont fait fusionner avec l'Occident. Chris Seydou découvrit la mode dans des magazines occidentaux et choisit son prénom en référence à Christian Dior. Après plusieurs années à Paris chez Yves Saint Laurent ou Paco Rabanne, il installa en 1967 son magasin à Ouagadougou et se mit à utiliser les tissus traditionnels. «Pour moi c'était symbolique, au début je ne voulais pas couper le bogolan. L'arrangement irrégulier des motifs, la largeur étroite posent un challenge au couturier.» Avec ses créations, il devint une légende, le Yves Saint Laurent d'Afrique.

Pour le Vogue de mai 2021, la poétesse Amanda Gorman arborait un vêtement kenté de Virgil Abloh.

Parti en famille du Mali pour le Niger, Alphadi étudia ensuite à Paris à l'école Chardon Savard et passa chez Kenzo, Paco Rabanne… Il défila à Paris et fut admis à la chambre syndicale parisienne, mais c'est au Niger qu'il se fit remarquer avec des défilés spectaculaires. Il y fut surnommé «le magicien du désert». Une fédération africaine des créateurs s'établit en 1993 et suivit le Festival international de mode africaine (FIMA) en 1998; furent ensuite lancées des fashion weeks à Dakar, Lagos ou Johannesburg.

En Europe, plusieurs créateurs originaires de pays d'Afrique ont fait ou font carrière à Paris. Azzedine Alaïa a toujours maintenu le lien avec «sa» Tunisie. Xuly Bet (Malien d'origine) a été un des premiers à réaliser, avant que ce ne soit à la mode, du recyclage. Karim Adduchi est le chantre des fibres du Maroc.

Originaire d'Afrique du Sud, Thebe Magugu, a été lauréat du prix LVMH en 2019. Pour l'automne-hiver 2021, sa collection «Alchimie» évoque le souvenir de traditions de guérisseurs avec des effets de drapés, des détails de raphia, des motifs d'os, de dés… Pour la collection «AZ Factory», initiée par Alber Elbaz, Thebe Magugu a imaginé que l'Afrique était «le lieu de naissance de la haute couture». Un bel hommage à son continent avec des imprimés fauves, zèbres, serpents…

Tailleur, Ozwald Boateng œuvre à Savile Row et défile à Londres. S'il magnifie le costume occidental au masculin, il a aussi une collection «Africanism», avec des textiles originaux.

Invité de la haute couture cette saison, Imane Ayissi prône le fait main et ses imperfections: «Quand on voit la main, ça donne de la vie.» Il réalise une magnifique fusion entre les tissus africains et un style universel. «Plus concrètement dans mon travail, les cultures africaines sont très présentes dans mes inspirations, mes références, mais aussi les savoir-faire à travers l'utilisation de matériaux et de textiles issus directement de pays africains.»

Demain

Première marque globale africaine de prêt-à-porter, Asanti s'est lancé, en ce mois d'août, autour d'un studio de création, d'une quinzaine de jeunes créateurs, d'un site et de deux boutiques, l'une à Kigali et l'autre à Londres. La marque rwandaise se veut propre, responsable et durable, offrant des conditions de travail décentes (protection sociale, crèches…). Une aventure à découvrir et à suivre.

Figure iconique, la poétesse Amanda Gorman était en Prada pour l'investiture de Joe Biden, mais pour le Vogue de mai 2021 elle arborait un vêtement kenté de Virgil Abloh. Même le Vogue US se met à l'heure africaine! Le plasticien El Anatsui, en référence à Sonya Clarke, explique que «le tissu est à l'Africain ce que les monuments sont aux Occidentaux».

L'œuvre de l'artiste Sonya Clarke se nourrit de vêtements, d'accessoires. Pour son portrait de la première millionnaire afro-américaine, Madame C.J Walker, elle utilise notamment un assemblage de peignes, accessoire qu'elle voit comme une icône de l'assimilation.

Pour Emmanuelle Courrèges, l'avenir se dessine: «Je suis assez optimiste quand je vois la créativité, et pessimiste quand je vois le peu de sérieux d'investisseurs qui ne maîtrisent pas le secteur. Il faut du sérieux pour pouvoir assurer les productions après avoir défilé à Paris.» Si elle va jusqu'à imaginer que ce qui se passe avec l'Afrique a des points communs avec l'apport du Japon dans les années 1980, manque peut-être la personnalité d'un style.

Car si les textiles sont magnifiques, les créations sont souvent dans le droit fil de la mode occidentale. La richesse va venir d'une fusion intelligente entre deux mondes, entre des continents qui vont se redécouvrir autour de la mode et prendre à nouveau des couleurs dans un fructueux échange.

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