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La crise au Kirghizistan est d'abord «socio-économique»

Temps de lecture : 2 min

Asel Doolotkeldieva, doctorante à Sciences-Po, décrypte la crise au sud du Kirghizistan, dans un entretien publié sur le site de France Culture. Pour cette spécialiste de l'Asie centrale, le conflit actuel est plus lié à une «mauvaise gestion par l’Etat de l’accès à l’éducation publique, à la médecine et aux services publics» qu'à des tensions ethniques entre Kirghizes et Ouzbeks.

Pour autant, Doolotkeldieva reconnaît que «l’Etat n’a jamais mené de véritable politique dans le domaine des minorités nationales» et que les discordes interethniques ont toujours servi les objectifs politiques des hommes au pouvoir (et notamment le président déchu du Kirghizistan Kourmanbek Bakiev).

La chercheuse au Ceri rappelle également le rôle de la géographie dans le façonnement des identités régionales et l'importance de la minorité ouzbek dans la province de Osh.

Enfin, revenant sur le déroulement chronologique des événements, la doctorante montre que la violence n'a pas explosé par hasard. Elle résulte au contraire d'une préparation et d'une organisation minutieuses. Les revendications de la communauté ouzbek tout au long du mois de mai et l'incurie des hommes politiques kirghizes ont contribué à envenimer une situation déjà tendue.

[Lire l'entretien sur le site de France Culture]

Photo: Dans une rue de Osh, le 11 juin 2010. REUTERS/Alexei Osokin

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