Société

Qui va garder le chien? Le dilemme des nouveaux propriétaires d'animaux qui retournent au bureau

Temps de lecture : 2 min

La charge de travail des promeneurs de chiens explose.

Près de 75 millions d’animaux de compagnie vivent aujourd'hui en France... soit plus que la population humaine. | Helena Lopes via Pexels
Près de 75 millions d’animaux de compagnie vivent aujourd'hui en France... soit plus que la population humaine. | Helena Lopes via Pexels

Le retour au travail en présentiel n'est pas toujours chose aisée, et cela semble encore plus compliqué pour celles et ceux qui partagent leur vie avec un animal: pour se sentir moins coupables de déserter leur foyer, certains propriétaires d'animaux domestiques ont décidé d'accueillir un deuxième compagnon pour tenir compagnie au premier, indique un article du média Quartz.

Entre confinements et télétravail, le contexte sanitaire lié à la pandémie de Covid-19 a instauré un style de vie plus propice à l'accueil d'un animal chez soi. Selon la Société américaine pour la prévention de la cruauté envers les animaux, plus de 23 millions des foyers américains ont ainsi acquis un animal de compagnie au cours des quatorze premiers mois de la pandémie. Une tendance qui devrait perdurer.

Cherice Roth, vétérinaire en chef de Fuzzy, une start-up de télésanté pour animaux de compagnie, confirme d'ailleurs auprès du média américain que l'accueil d'une deuxième bête est actuellement une chose «vraiment courante».

Sauf que cela a un coût. Aujourd'hui, les avantages salariaux proposés aux propriétaires d'animaux de compagnie sont donc particulièrement appréciés. Au Japon, par exemple, la société pharmaceutique Kyoritsu Seiyaku accorde une allocation mensuelle de six euros aux employés possédant un chien ou un chat, soulignait un article du Journal des femmes en 2008.

Selon une enquête menée en juin par Nationwide, fournisseur d'assurance pour animaux de compagnie, 49% des jeunes de la génération Z et 45% des millennials (25-35 ans) interrogés estiment par ailleurs que l'existence d'une aide versée aux salariés vivant avec un animal pèserait dans leur choix de travailler ou non au sein d'une entreprise.

Amener son animal au boulot,
une idée qui a du chien

Qui dit multiplication du nombre d'animaux de compagnie dit aussi plus de boulot pour les vétérinaires, mais aussi pour les pet-sitters et pour les promeneurs de chiens. Stan Laroche, qui exerce cette dernière profession depuis plus de dix ans, raconte ainsi à Quartz qu'il n'a jamais été aussi occupé qu'en ce moment.

«En seulement une semaine, j'ai eu quatre nouveaux clients. En temps normal, c'est un chiffre que j'atteins en trois ou quatre mois, parfois même plus», s'étonne cet habitant de Brooklyn, qui pense même à embaucher du personnel. Comparé aux 65% de baisse d'activité qu'a enregistrée son entreprise lorsque la pandémie a frappé, c'est le jour et la nuit.

Pour ceux qui préfèreraient passer plus de temps avec leur boule de poils adorée, il existe une autre solution: venir avec au travail. En France, si la loi n'interdit pas d'emmener son chat ou son chien au bureau, il est toutefois nécessaire de respecter quelques conditions, explique un article de Challenges.

Le salarié se doit notamment de consulter en amont le règlement intérieur de l'entreprise, afin de s'assurer qu'aucune interdiction n'intervient dans ce domaine. Il doit également obtenir l'accord de son supérieur hiérarchique, obligatoire pour valider la démarche.

Cela peut valoir le coup, tant pour les propriétaires d'animaux, qui se sentiront donc moins coupables de laisser leurs amis à quatre pattes chez eux, que pour leurs collègues: certains spécialistes encouragent même cette initiative, qui peut favoriser une bonne ambiance de travail et faciliter la communication entre salariés.

Newsletters

Voici les jouets les plus populaires de 2022

Voici les jouets les plus populaires de 2022

Pour faire plaisir à coup sûr, où que vous soyez dans le monde.

Vivement lundi: la coupure d'électricité

Vivement lundi: la coupure d'électricité

Cette perspective d'un Noël option coupures de courant, aux faux airs d'un escape game sur le thème «Blitzkrieg et dinde aux marrons», c'est une putain d'idée.

Petites coupures

Petites coupures

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio