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En Espagne, la sécheresse fait réapparaître un monument mégalithique immergé

Temps de lecture : 2 min

Le site surnommé «Stonehenge espagnol» était sous les eaux depuis 1963.

La réapparition du site de Guadalperal a provoqué un afflux de touristes. | Pleonr via Wikimedia Commons
La réapparition du site de Guadalperal a provoqué un afflux de touristes. | Pleonr via Wikimedia Commons

Surprise pour les archéologues, les locaux et les touristes: le cromlech de Guadalperal, plus connu dans le monde sous son surnom de «Stonehenge espagnol», vient de réapparaître. Ce monument mégalithique est habituellement immergé sous les eaux du lac de Valdecañas, dans la province de la ville de Cáceres.

Découvert en 1926 par un archéologue allemand puis volontairement recouvert par les eaux en 1963 dans le cadre d'un projet de développement rural voulu par Franco, le site de Guadalperal est donc à nouveau visible. Il aurait été érigé il y a environ 7.000 ans, indique Reuters, repris par The Independent.

En raison des chaleurs extrêmes qui frappent le pays cet été, le lac en question a perdu plus de 28% de sa capacité, provoquant la réapparition de ce site, la quatrième de l'histoire en l'espace de trois ans. «L'occasion de pouvoir s'y rendre ne se représentera pas tous les jours», déclare néanmoins l'archéologue Enrique Cedillo, de l'Université Complutense de Madrid.

Les associations d'archéologues et d'historiens militent actuellement pour que le site soit déplacé vers un lieu sec afin qu'il puisse être visité en permanence. Sa réapparition a entraîné un flux conséquent de curieux sur les lieux, preuve du potentiel touristique du cromlech.

Carnac à l'espagnole

Autre trouvaille signalée ce 19 août par The Independent: à Huelva, dans le sud de l'Espagne, des archéologues ont découvert plus de 526 pierres disposées à la façon du site anglais de Stonehenge, sur un terrain réservé à la culture d'avocats. Selon les experts interrogés, cela en fait l'un des plus importants ensembles de monolithes (nom donné à ces blocs de pierre massifs) d'Europe.

«C'est la plus grande collection, la plus variée aussi, de monolithes, jamais trouvée dans la péninsule ibérique», explique José Antonio Linares, chercheur en archéologie à l'Université de Huelva. Les pierres sont disposées sur une surface totale de 600 hectares.

D'après les spécialistes, ce site daterait de 5.000 ou 6.000 ans avant notre ère. Comme sur celui de Carnac, en Bretagne, qui compte pas moins de 3.000 pierres, on peut y trouver des dolmens, des pierres «debout», des monticules... La hauteur de ces complexes varie de 1 à 3 mètres.

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