Boire & manger

Encore faim? Cinq autres restaurants parisiens ouverts en août

Temps de lecture : 6 min

Le George, La Truffière, Le Comptoir des Fables, L'Ambassade d'Auvergne, Les Saisons: vous reprendrez bien un peu de gastronomie, de délicatesse et de convivialité.

La salle du restaurant Le George. | Grégoire Gardette
La salle du restaurant Le George. | Grégoire Gardette

Le George à l'Hôtel Four Seasons George V

Voici une invitation au voyage, rien de surprenant au sein d'un palace qui accueille une clientèle aussi choisie qu'exigeante venue du monde entier, le rival du Ritz et du Meurice.

Le restaurant propose une carte d'inspiration italienne basée sur la convivialité et le partage. Ses influences modernes, son ambiance parisienne et son engagement écoresponsable en font la table méditerranéenne incontournable de Paris, couronnée d'une étoile par Michelin.

Simone Zanoni, chef du restaurant Le George. | Emmanuelle Thion

Après plusieurs années passées au restaurant Gordon Ramsay du Trianon Palace à Versailles, Simone Zanoni est devenu le chef du George en septembre 2016. Il a l'art de réinventer la cuisine traditionnelle du Sud et de vous transporter à travers un univers gastronomique raffiné allant de la Riviera française au nord de l'Italie.

«Un plat devient mémorable lorsque vous l'avez préparé avec tout votre cœur et qu'il crée un voyage de saveurs.»

Au restaurant Le George, les agnolottis de veau braisé et pleurotes. | Divinemenciel

À la carte, les crudos dont les arancinis safranés, tartare de thon (12 euros), le crudo d'espadon, câpres et tomate (25 euros)… Parmi les entrées, le carpaccio de bœuf à la truffe noire (25 euros), la tarte tatin de tomates confites, glace cacio e pepe (15 euros)… Aussi les pâtes et les risottos: les agnolottis de veau braisé, pleurotes, jus corsé (38 euros), le risotto au safran, sot-l'y-laisse caramélisés (36 euros).

Au restaurant Le George, les arancinis safranés, tartare de thon. | Divinemenciel

Côté viandes et poissons, la sole rôtie, sauce vinaigrée au basilic (54 euros), le cochon corse croustillant, déclinaison de tomates (54 euros)… En conclusion, cinq desserts, dont la crème brûlée au fromage frais, framboise (13 euros), le chocolat en nid truffé, crème glacée à l'or noir (38 euros)…

Menu au déjeuner à 70 euros.

31, avenue George-V 75008 Paris. Tél.: 01 49 52 70 00. Carte de 70 à 135 euros. Terrasse. Voiturier. Toujours complet.

45, rue Saint-Georges 75009 Paris. Tél.: 01 48 78 40 30. Pas de fermeture.

La Truffière

Cet établissement situé dans le vieux Paris est composé d'une salle au rez-de-chaussée, un petit salon et une cave voûtée du XVIIe siècle avec ses pierres apparentes. C'est certainement l'une des plus belles caves de la capitale, récompensée chaque année (Wine Spectator, Best of Award of Excellence 2016), que Christian Sainsard, propriétaire passionné de vins, aime enrichir à l'arrivée de chaque nouveau millésime.

Il se distingue par des verticales de grands crus et une sélection toujours pointue de vignerons «en devenir». Son livre de cave à vins regroupe une sélection de plus de 4.700 références proposées à un prix spécial caviste.

Au restaurant La Truffière, la tartelette aux artichauts poivrade, œufs de caille, truffe noire. | restaurantlatruffiere

Il faut venir goûter la cuisine élaborée par Antoine Coutier (31 ans), qui ne se limite pas à la préparation de plats à base de truffe (même si le parmentier de queue de bœuf reste incontournable lors d'une première visite), puisqu'il joue désormais à merveille la carte saisonnière.

À celle du marché, la terrine d'agneau, herbes et moutarde (11 euros), l'épaule de veau confite, artichauts poivrade, parmesan (23 euros), la tarte caramel, sorbet banane, crumble citron (12 euros). Chariot de fromages à ne pas manquer et desserts de haute volée.

Menus Découverte à 75 euros, Plaisir à 105 euros et Truffe à 165 euros. Au déjeuner, 39 euros avec un verre de vin à partir de 8 euros.

4, rue Blainville 75005 Paris. Tél.: 01 46 33 29 82. Fermé dimanche, lundi et mardi midi.

Le Comptoir des Fables

L'équipe du restaurant Les Fables de La Fontaine a ouvert début janvier 2020, dans une ancienne boucherie, le restaurant Le Comptoir des Fables.

La cuisine française traditionnelle, servie en portions à partager style tapas, a été confiée au chef Guillaume Dehecq, choisi par le directeur David Bottreau.

Au restaurant Le Comptoir des Fables, le chou-fleur rôti, crème légère au concombre et à la pistache. | Comptoirdesfables

À la carte, selon la saison: les bulots, céleri et wasabi (9,50 euros), le poulpe, Crémone et olives (10 euros), la sériole, grenade et coriandre (9 euros), les grenouilles, poitrine et purée (11 euros), l'œuf, épinards et parmesan (9 euros), le bœuf carbonade et pommes Pont-Neuf (10,50 euros), la volaille fumée et sauce chien (9 euros), le cochon, mojettes, piquillos (10,50 euros), les charcuteries à partir de 9 euros.

Côté desserts: la tarte du jour (9 euros), la brioche pralines et mûres (7 euros), la madeleine choco noisette (9 euros), le savarin rhum et raisin (9 euros) ou la tête de moine coing et gelée (7,50 euros). Des tarifs défiant toute concurrence.

Menu au déjeuner à 19 euros (trois portions au choix).

Au restaurant Le Comptoir des Fables, la pita d'agneau. | Comptoirdesfables

122, rue Saint-Dominique 75007 Paris. Tél.: 09 88 31 75 17. Pas de fermeture.

L'Ambassade d'Auvergne

L'Ambassade d'Auvergne a ouvert ses portes en 1966, fondée par le couple Petrucci après d'importants travaux de rénovation dans un vieil immeuble du XVIIe siècle à proximité des Halles de Paris.

Dans le courant des années 1980, M. et Mme Petrucci prenant une retraite méritée, leurs filles perpétuent la tradition familiale en maintenant la réputation de l'établissement.

En janvier 2015, Didier Desert prend à son tour le relais pour poursuivre l'aventure et assurer la promotion de l'Auvergne à Paris dans le respect des valeurs immuables de la maison: la qualité des produits et de l'accueil.

Dès sa réouverture, dans un cadre chaleureux et authentique, L'Ambassade d'Auvergne a proposé une belle cuisine de terroir, bourgeoise et généreuse, qui a su fidéliser au fil des années une clientèle importante: amis de la maison, Auvergnats de Paris ou de passage, touristes du monde entier, clients occasionnels ou réguliers, hommes d'affaires, politiques…

L'Ambassade d'Auvergne est une maison de tradition, mais qui s'inscrit aussi dans son temps, avec une carte renouvelée régulièrement pour proposer, à côté des plats du terroir emblématiques de l'identité auvergnate, des plats plus en légèreté.

En cuisine, le chef Emmerich de Backer concocte les spécialités auvergnates: l'aligot, le bœuf de Salers, l'agneau d'Aveyron, la fouace (gros pain en forme de couronne)…

À L'Ambassade d'Auvergne, la saucisse de Parlan et l'aligot. | L'Ambassade d'Auvergne

Selon la saison, la carte de L'Ambassade d'Auvergne propose la salade tiède de lentilles vertes du Puy, le foie gras de canard mi-cuit maison, la nage de Saint-Jacques aux petits légumes, la potée d'Auvergne aux choux braisés, la pièce de bœuf de Salers, le magret de canard rôti, la saucisse de Parlan et l'aligot, le dos de cabillaud et le risotto de céleri.

À L'Ambassade d'Auvergne, le veau de l'Aveyron façon vitello tonnato à l'ail noir de Billom. | L'Ambassade d'Auvergne

Pour terminer, la fourme d'Ambert, la mousse au chocolat, le trio de crèmes aux parfums d'Auvergne, les crêpes Ginette ou la charlotte aux marrons.

À L'Ambassade d'Auvergne, les crêpes Ginette. | lesrestos.com

Formule au déjeuner sur le pouce à 22,50 euros.

À noter que tout l'été, l'établissement propose des soirées spéciales: saucisse, aligot à volonté, mousse au chocolat à 28 euros.

22, rue du Grenier Saint-Lazare 75003 Paris. Tél.: 01 42 72 31 22. Carte de 26 à 65 euros. Fermé dimanche et lundi.

Les Saisons

Depuis novembre 2017, une nouvelle équipe a repris le restaurant Les Saisons: deux petites salles, dont l'une à l'étage, restées dans leur jus avec un charme certain.

Le chef Benoît Houerrou, en charge de la cuisine, propose des classiques de la cuisine française revisités à une clientèle de quartier et internationale toujours plus nombreuse. Cet établissement est aujourd'hui dirigé par Patrice Le Nouvel, ancien directeur du restaurant Le Meurice, et Philippe Fréjat, à la faconde sudiste marquée.

Pour eux, les bons plats se fondent sur la qualité des produits. C'est pourquoi ils sont particulièrement attentifs au choix des matières premières avec lesquelles travaille le chef.

«Nous avons repris cette table sans en changer le nom car nous nous retrouvons dans l'idée de cuisine du marché. Depuis son ouverture, nous avons décidé de pousser encore plus loin le sourcing des produits. C'est un processus passionnant et complexe qui s'enrichit chaque semaine. Et bien entendu, tout ce qui est servi chez nous, du fond de sauce au dessert, est réalisé par nos soins. Nous avons à cœur d'accueillir chacun avec chaleur et élégance: la qualité est la première des politesses», explique Patrice Le Nouvel.

Au restaurant Les Saisons, le coques sautées, crème au piment d'Espelette et cébette. | Les Saisons

En entrée, le saumon façon gravelax, le ceviche du moment sauce leche del tigre, les coques sautées, crème au piment d'Espelette… Les plats: l'effiloché de porc confit, le rognon de veau entier, le roulé d'agneau, le filet de dorade… Côté douceurs, le chocolat liégeois, noisettes, le parfait glacé au café, streuzel, le sablé citron ganache basilic… Et la planche terre-mer (28 euros), aussi celles aux fromages affinés (23 euros) et aux charcuteries artisanales (23 euros).

Au restaurant Les Saisons, l'effiloché de porc confit, purée de carottes au romarin. | Les Saisons

Menus au déjeuner: 18 euros (2 plats), 23 euros (3 plats). Choix heureux de vins, avec une sélection au verre autour de 7 euros.

52, rue Lamartine 75009. Tél.: 01 48 78 15 18. Carte à partir de 50 euros. Réouverture le 9 août.

Newsletters

Les cinq erreurs à éviter pour (enfin) réussir sa soupe

Les cinq erreurs à éviter pour (enfin) réussir sa soupe

Ce n'est pas un plat qu'il faut sous-estimer.

McDo et les burgers végétariens, histoire d'un échec commercial

McDo et les burgers végétariens, histoire d'un échec commercial

Lancé en grande pompe, le McPlant a fait pchitt.

Le Petit Rétro et Séveste, deux restaurants au rapport prix-plaisir exquis

Le Petit Rétro et Séveste, deux restaurants au rapport prix-plaisir exquis

Le premier, repris par Guy Savoy et Irwin Durand, propose une cuisine de bistrot authentique et gourmande. Le second est la nouvelle terrasse du Théâtre de l'Atelier des frères Flocon.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio