Boire & manger

Cinq restaurants pour savourer la vie parisienne au mois d'août

Temps de lecture : 5 min

Nolinski, Maison Cluny, Anona, Brigitte, Le Bon Georges: des tables conviviales aux cartes respectueuses des saisons et aux chefs brillants (et parfois surprenants).

Au restaurant Nolinski, le kebab de volaille avec sa pita maison. | Guillaume Czerw
Au restaurant Nolinski, le kebab de volaille avec sa pita maison. | Guillaume Czerw

Nolinski

Dans le chic hôtel Nolinski, niché au cœur de Paris –une adresse de l'hôtelier de luxe Evok (Brach, Cour des Vosges, Sinner ou Grand hôtel Palais royal)–, c'est le restaurant qui retiendra l'attention car s'y déploie le talent d'un chef prestigieux, Philip Chronopoulos, qui officie également au restaurant Palais royal tout proche (deux étoiles).

La salle du restaurant Nolinski, pour pleinement profiter des saveurs méditerranéennes du chef Chronopoulos. | Guillaume de Laubier

Formé à l'Institut Paul Bocuse, puis chez Joël Robuchon, le chef est d'origine grecque et les inspirations méditerranéennes se retrouvent dans ses créations: dans ce kebab d'agneau sublimé, ces ravioles aux herbes accompagnées de feta, ce subtil tarama maison relevé à la truffe noire ou encore ce saumon bio soit préparé en ceviche, soit caramélisé et accompagné de chou-fleur rôti.

La cuisine de ce chef singulier se caractérise avant tout par son grand respect des saveurs comme des textures des produits (souvent préparés crus, d'ailleurs) et par une originalité toute personnelle, qui ne déçoit jamais.

Les spaghettis au homard. | Guillaume Czerw

16, avenue de l'Opéra, 75001 Paris. Tél.: 01 42 86 10 10. Carte autour de 78 euros. Fermé le dimanche.

Maison Cluny

La Maison Cluny est une adresse de bistrot chic du Ve arrondissement parisien, située entre la Sorbonne et le musée de Cluny. Après dix ans passés au restaurant Le Cornichon, les chefs Franck Bellanger et Matthieu Nadjar y proposent une carte mettant en avant des produits frais, de saison et renouvelée régulièrement.

À l'intérieur du restaurant, dont se dégage une ambiance conviviale, on apprécie le parquet à l'ancienne et les banquettes vertes. Côté bouche, la cave, gérée par Franck, est remarquable et en cuisine, Mathieu Bellanger excelle dans un registre principalement méditerranéen.

On ne peut que conseiller les ris d'agneau de l'établissement, accompagnés de tiges de rhubarbe à cru et que l'on déguste en guise d'entrée, l'échine grillée aux anchois (22 euros) et la rascasse rôtie et sa caponata (24 euros).

Pour pleinement profiter du mois d'août qui arrive et se sentir en vacances, la carte propose également quelques grignotages, notamment une excellente socca niçoise croustillante et frite minute (8 euros).

Le filet de rascasse rôti sur la peau et caponata rafraîchie. | Maison Cluny

Pour la fin de repas, la carte propose fromages parfaitement affinés et desserts comme le riz au lait gourmand, vanille et nougatine (10 euros). Une maison de confiance.

3, rue de Cluny, 75005 Paris. Tél.: 01 56 81 82 53. Carte autour de 50 euros. Terrasse. Fermé dimanche et lundi.

Anona

Le restaurant Anona, dans le VIIIe arrondissement de la capitale, propose une cuisine gastronomique, éthique et durable –ce qui en ferait, selon le jeune chef Thibaut Spiwack, «sans doute le restaurant le plus écologique de l'Île-de-France». La carte propose ainsi des produits locaux, de saison, issus de circuits courts et le restaurant mise sur la réduction des déchets et sur l'énergie verte.

La confortable salle de l'établissement reflète aussi cette ambition. Le décor est épuré, de larges baies vitrées offrent à voir l'extérieur aux clients et les tables sont décorées d'herbes –on n'y retrouve pas de fleurs, le chef se refusant à les arracher de la terre.

Passé par l'École Ferrandi, puis par le George V avec Philippe Legendre et Éric Briffard, avec Alain Senderens au Lucas Carton pendant un an, sous-chef au Jules Verne à la tour Eiffel, Thibaut Spiwack propose une cuisine française métissée, responsable, créative et audacieuse.

Le cromesquis de canard et aïoli. | lesrestos.com

La carte, travaillée, intelligente et appétissante, propose des alliances surprenantes. Y ont par exemple été proposés le cromesquis de canard est rehaussé par un aïoli bien aillé; le paleron effilé, l'anguille fumée, le tout mouillé au bouillon dashi; l'œuf bio parfait posé sur un confit d'oignons frits, carottes, lard et une touche de céleri.

Chaque jour pour le déjeuner, le chef pâtissier Jimmy Cappezzone propose également un chariot de desserts faits maison dont la tarte aux fraises ou le crémeux au citron, mélisse et pâte sablée.

L'œuf bio parfait, confit d'oignons frits. | Avec l'aimable autorisation de Patrick Faus pour Gourmets&Co

Menus au déjeuner du mardi au vendredi à 39 ou 45 euros, menu découverte (en cinq services) à 75 euros, menu dégustation (en sept services) à 95 euros.

80, boulevard des Batignolles, 75008 Paris. Tél.: 01 84 79 01 15. Carte de 46 à 70 euros. Fermé samedi et dimanche.

Restaurant Brigitte

La large terrasse du restaurant Brigitte: voilà un moyen de profiter du beau temps estival. Donnant sur l'avenue de Villiers, cet élégant bistrot offre un accueil sympathique, par des serveurs en tablier, et un service géré avec brio par Charles-Henri Poisson, toujours d'une grande finesse concernant les accords mets-vins.

La terrasse du restaurant Brigitte permet de profiter de la chaleur estivale. | Restaurant Brigitte

Côté cuisine, la carte de Tanguy Le Gall est respectueuse des saisons, la viande savoureuse et à la cuisson parfaitement maîtrisée –on recommande notamment la côte de bœuf sauce béarnaise (34 euros).

Le dos de bar sauvage, sauce vierge. | Restaurant Brigitte

En entrée, le millefeuille de betterave rouge à la chair de tourteau (18 euros), le carpaccio de Saint-Jacques à la truffe noire du Périgord (27 euros). En plat, la côte de bœuf déjà citée, l'escalope de ris de veau croustillante, crème aux morilles (35 euros) et, côté desserts, la gaufre de monsieur Paul, chantilly maison et chocolat (12 euros), la poire Comice rôtie, crème glacée au thym (13 euros).

Le ris de veau croustillant et sa compotée d'oignons de Roscoff. | Restaurant Brigitte

Formule au déjeuner à 25 euros, menu à 29 euros.

16, avenue de Villiers, 75017 Paris. Tél.: 01 47 63 25 61. Pas de fermeture sauf les dimanches au mois d'août.

Le Bon Georges

Benoît Duval-Arnould est le patron enthousiaste du Bon Georges depuis 2013. Après une première vie professionnelle à l'opposé de la restauration, il a décidé d'ouvrir un bistrot, parce que c'est un «métier de passion dans lequel on donne de l'amour».

Le Bon Georges a le charme des bistrots gardés dans leur jus. | Le Bon Georges

Derrière les fourneaux, le chef Loïc Lobet, un expert de la cuisson. Son lièvre à la royale –à la carte un seul mois dans l'année, le cuisinier ne travaillant que des lièvres d'octobre– nécessite trois semaines de préparation, quelque 75 litres de vin ainsi que plusieurs bouteilles de cognac et d'armagnac. C'est ensuite un long mijotage qui donne à la sauce sa texture si particulière.

À ne pas manquer non plus son pâté en croûte, ou son oreiller de la Belle Aurore. Côté desserts, notons que la mousse au chocolat est préparée avant chaque service, soit deux fois par jour, pour ne pas qu'elle soit malmenée par le passage au froid.

La côte de cochon bio du Bourdonnais, maïs et céleri rôti. | Stéphane Riss

Devanture à l'ancienne, tables en bois, menus sur ardoise... Le Bon Georges est un bistrot typiquement parisien et encore dans son jus. Mais c'est aussi un lieu qui permet d'épancher sa soif de la meilleure des manières: le restaurant propose une des plus jolies cartes des vins de la capitale.

La tartelette aux figues, crème d'amande et sorbet au fromage blanc. | Stéphane Riss

Formule au déjeuner à 23 euros du lundi au vendredi. Plats entre 24 et 38 euros, pièce de viande à partager à partir de 45 euros.

45, rue Saint-Georges, 75009 Paris. Tél.: 01 48 78 40 30. Pas de fermeture.

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