Boire & manger

Au Petit Riche et Damigiana, deux façons de mêler authenticité et renouveau

Temps de lecture : 6 min

Une brasserie Belle Époque au coeur du neuvième arrondissement de Paris et une trattoria bistronomique située aux Halles.

Au Petit Riche, la cocotte de légumes. | Loan Alice Huynh
Au Petit Riche, la cocotte de légumes. | Loan Alice Huynh

En 2022, la brasserie Belle Époque Au Petit Riche continue d'écrire son histoire. À l'authenticité qui a fait sa renommée, l'établissement insuffle aujourd'hui un vent nouveau.

Il propose une offre enrichie de nouvelles recettes gastronomiques, et d'un bar à vins décliné en trois espaces dont une belle terrasse en plein cœur du IXe arrondissement.

La façade du Petit Riche. | Jordan Sapally

L'histoire du restaurant en quelques dates:

  • 1854: les Grands Boulevards sont alors le lieu des rendez-vous mondains de la haute bourgeoisie et le Petit Riche séduit immédiatement la clientèle par sa cuisine généreuse.

  • 1880: après l'incendie de l'Opéra-Comique voisin, Au Petit Riche est entièrement reconstruit avec un nouveau décor, et des spécialités du bassin de la Loire s'invitent à la carte sous l'impulsion du nouveau propriétaire.

  • 1920: les théâtres continuent d'attirer artistes et personnalités mondaines, et Au Petit Riche reste le lieu de rendez-vous des soupers festifs d'après-spectacle.

Au Petit Riche, le mur des célébrités. | Aurore Deligny

  • 1982: Christian Lameloise, propriétaire de la Brasserie Georges à Lyon, rachète Au Petit Riche.

  • 2022: le restaurant s'ancre toujours dans le présent comme un lieu indémodable et intemporel. Une ambiance conviviale règne au sein de cette adresse bien connue des riverains, locavores et amateurs de vins fins du quartier Drouot. Le soir, les touristes se mêlent joyeusement à cette atmosphère typique des soirées parisiennes. Les années passent, le mythe perdure.

La salle du restaurant Au Petit Riche. | Loan Alice Huynh

«Quelle belle journée terminée chez vous! Je reviens de suite» (Annie Girardot, 1988).

À la carte, Au Petit Riche propose une nouvelle interprétation de la tradition culinaire française à travers une cuisine en phase avec la saisonnalité. Le restaurant défend les vertus d'une cuisine bourgeoise de terroir et de saison à la fois réconfortante et savoureuse.

Au Petit Riche, «un art de recevoir prouvant que la vraie richesse reste celle qui se partage».

L'établissement dispose de l'un des plus beaux répertoires de vins du Val de Loire. Encore aujourd'hui, le sommelier Jean-Paul Bruatto parcourt l'Anjou et la Touraine à la recherche des plus beaux nectars de la région.

Les derniers coups de cœur à la carte de Jean-Paul Bruatto

  • Saumur Poil de Lièvre 2018 de Sébastien Bobinet (Nature)

  • Chinon La Crois Boissée 2016 de Béatrice et Pascal Lambert (Bio)

  • Montlouis, cuvée premier rendez-vous «version longue» 2017 de Lise et Bertrand Jousset (Nature)

  • Vin de France La Chaussée Rouge 2018 du Domaine La Grange aux Belles de Marc Houttin et Julien Bresteau (Nature).

En cuisine, le chef Pablo Veiga et sa brigade s'activent avec pour seul moteur la volonté de régaler les clients. Voici les plats de la carte:

Les entrées

  • La truite en gravlax marinée, céleri et bâtonnets de pommes granny, mayonnaise légère et vinaigrette au miel (14 euros)

Au Petit Riche, les planches de charcuteries, de fromages et la truite en gravlax. | Loan Alice Huynh

  • Le pâté en croûte maison, volaille, magret, foie gras et fruits secs, légumes de saison en pickles (19 euros)

Au Petit Riche, le pâté en croûte. | Loan Alice Huynh

  • Les escargots de Bourgogne, beurre à l'ail fin (9 euros les six ou 16 euros les douze)

  • La salade de lentilles du Berry et anguille fumée, crème d'Isigny au raifort, échalote au vinaigre, cerfeuil (13 euros)

  • L'œuf mimosa, condiment aux herbes, salade frisée, copeaux de radis crus, vinaigrette à l'olive et citron (9 euros)

  • Les betteraves rôties au four en salade, yaourt assaisonné aux épices et fines herbes, brisures de chèvre cendré (11 euros)

  • Le foie gras de canard maison, poire tapée de Touraine et pain de campagne (18 euros)

Les plats

  • L'aïoli, pavé de cabillaud et légumes de printemps cuits à la vapeur, sauce aïoli (26 euros)

Au Petit Riche, l'aïoli. | Loan Alice Huynh

  • Le haddock poché à l'anglaise, tombée d'épinards, pommes grenailles confites, beurre blanc au vin de Montlouis (23 euros)

  • La poêlée de lotte au curcuma, pâte de citron aux câpres, fondue d'épinards et pommes vapeur (32 euros)

  • Le filet de bœuf cuit au sautoir, tranche de moelle rôtie au thym, millefeuille de pommes de terre snacké, échalotes confites et jus de bœuf (32 euros)

  • Le filet mignon de porc parfumé au vadouvan (mélange d'épices), pommes fondantes aux pruneaux (22 euros)

  • Le Parmentier de canard, mesclun de salade (21 euros)

  • Le croque-monsieur garni au jambon Prince de Paris, crémeux à la truffe d'été, comté, servi avec un mesclun de jeunes pousses et des frites maison (19 euros)

Au Petit Riche, le croque-monsieur. | Loan Alice Huynh

  • La cocote de légumes d'Île-de-France, condiment aux noix et parmesan (18 euros)

Les incontournables

  • La quenelle de brochet sauce Nantua, un classique de la cuisine lyonnaise (21 euros)

  • Le tartare de bœuf Charolais au couteau, frites maison et salade mêlée (20 euros)

  • La tête de veau et sa cervelle, sauce gribiche et ravigote (22 euros)

Les fromages et desserts

  • L'assiette de chèvres affinés du Val de Loire, chutney aux pommes (11 euros)

  • La crème brûlée à la vanille bio de Madagascar (9 euros)

  • Le baba moelleux au rhum, chantilly (9 euros)

Au Petit Riche, le baba au rhum. | Aurore Deligny

  • La mousse au chocolat, noisettes caramélisées, chantilly (9 euros)

  • Le nougat glacé aux fruits confits (9 euros)

  • Les glaces et sorbets de Philippe Faur (9 euros les trois boules)

  • Le café gourmand (10 euros)

Le semainier

  • Le lundi, blanquette de veau à l'ancienne, riz pilaf (22 euros)

  • Le mardi, lieu jaune à la vapeur, marinière de coquillages au safran, pommes vapeur (25 euros)

  • Le mercredi, beuchelle à la tourangelle, fricassée de ris de veau et rognon flambés et crémés (28 euros)

  • Le jeudi, quasi de veau et petits pois à la française (25 euros)

  • Le vendredi, merlan Colbert, frites maison et sauce tartare (23 euros)

  • Le samedi, épaule d'agneau confite à la cuillère parfumée au thym, polenta crémeuse (26 euros)

Menus au déjeuner à 26 ou 31 euros. Carte de 42 à 68 euros.

La terrasse du restaurant Au Petit Riche. | Loan Alice Huynh

25, rue Le Peletier 75009 Paris. Tél.: 01 47 70 68 68. 220 couverts. Vingt places en terrasse. Quatre salons particuliers pouvant accueillir de six à quarante-cinq personnes. Pas de fermeture.

Damigiana

Un vent de renouveau souffle chez Damigiana avec l'arrivée du chef Alex Berrettini, originaire de Vénétie. Plus que jamais, Damigiana s'impose à Paris comme LA table de celles et ceux qui aiment la vraie cuisine italienne.

Au restaurant Damigiana, le chef Alex Berrettini. | Damien Boisson-Berçu

À quelques pas de la Bourse de commerce, le restaurant de Laura et Bastien Corinti (frère et sœur qui tiennent aussi le Meriggio dans le IXe arrondissement) privilégie la gastronomie du nord de l'Italie en proposant des spécialités transalpines revisitées. Ici ni pizza, ni carbonara, mais une tout autre manière de découvrir l'Italie.

La devanture du restaurant Damigiana. | Damien Boisson-Berçu

Après avoir officié chez Meriggio (première adresse de la fratrie Corinti) puis s'être exercé à la cuisine fusion franco-japonaise au bistrot Kinzo, ce chef discret propose une carte authentique valorisant le terroir de sa région: pâtes, risotto, viandes rouges et poissons frais, toujours avec une légère influence asiatique.

Les antipasti

  • Le trio de cicchetti au choix (20 euros)

  • L'assortiment de charcuteries en provenance d'Italie (18 euros)

  • La burrata des Pouilles (250 grammes), petit pois et fèves croquants, crème de petit pois et pesto de basilic (18 euros)

Au restaurant Damigiana, la burrata des Pouilles. | Damien Boisson-Berçu

  • Le melon confit, jambon de Parme, glace au jambon et bloody mary au melon jaune et à la menthe (15 euros)

  • Le gaspacho de tomates, pastèque et quartirolo (fromage de Lombardie au lait de vache), croûtons de pain (12 euros)

I primi

  • Les parpadelle au ragoût de sanglier, chou rouge fermenté et crème de parmesan (20 euros)

  • Le risotto au Prosecco, algues, poutargue (œufs de mulet séchés), copeaux de ventrèche de bonite séchée et fermentée (19 euros)

Au restaurant Damigiana, le risotto au Prosecco. | Damien Boisson-Berçu

  • Les calamarata (pâtes en forme d'anneaux de calamar) au safran et aux courgettes (17 euros)

I secondi

  • Les filets de caille, crème de piquillos, jeunes carottes aux olives, spaghetti de légumes au ponzu et sésame (22 euros)

  • Le tataki d'espadon, tartare de moules aux algues et salade d'orge, tomates cerises et concombre (27 euros)

Au restaurant Damigiana, le tataki d'espadon. | Damien Boisson-Berçu

I dolci

  • L'assortiment de fromages italiens (18 euros)

  • Le millefeuille de pâte feuilletée, pêche blanche, crème diplomate, crème au chocolat, sirop à l'hibiscus et à la verveine (9 euros)

  • Ceci n'est pas un tiramisu classique: crumble de boudoirs, crème de mascarpone, siphon café et liqueur de café (9 euros)

Au restaurant Damigiana, ceci n'est pas un tiramisu classique. | Damien Boisson-Berçu

  • La panna cotta au lait de coco, abricots et coulis d'abricots à la mélisse (9 euros)

Au restaurant Damigiana, la panna cotta. | Damien Boisson-Berçu

  • Le café gourmand composé de trois petits desserts faits maison (10 euros)

La formule déjeuner

Du lundi au vendredi, Damigiana propose une formule déjeuner à 24 euros composée d'une entrée et un plat au choix parmi les suggestions du jour ou un plat et un dessert.

La salle du restaurant Damigiana au rez-de-chaussée. | Damien Boisson-Berçu

Et pour les gourmands, une formule déjeuner complète à 29 euros composée d'une entrée, un plat et un dessert. Carte de 30 à 50 euros.

58, rue Jean-Jacques Rousseau 75001 Paris. Tél.: 09 82 41 07 01. Fermé le dimanche.

Newsletters

Au restaurant Les Parisiens, Thibault Sombardier défend les valeurs de la haute bistronomie parisienne

Au restaurant Les Parisiens, Thibault Sombardier défend les valeurs de la haute bistronomie parisienne

Un lieu de rendez-vous chic au sein du Pavillon Faubourg Saint-Germain, nouvel hôtel cinq étoiles situé Rive gauche.

Manger un peu de viande peut être plus durable qu'un régime vegan

Manger un peu de viande peut être plus durable qu'un régime vegan

En optimisant les conditions de culture et d'élevage, des scientifiques cherchent la configuration dans laquelle l'empreinte carbone de notre régime alimentaire serait la plus réduite.

Laisseriez-vous une IA choisir votre menu au restaurant?

Laisseriez-vous une IA choisir votre menu au restaurant?

Une société déjà bien implantée permet aux établissements de vous scanner afin de vous proposer des produits prétendument adaptés.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio