Culture

La rentrée littéraire 2022 en dix premiers romans francophones remarquables

Temps de lecture : 12 min

Cinq auteurs et cinq autrices à soutenir coûte que coûte.

Montage: Slate.fr
Montage: Slate.fr

C'est peut-être le fait que leurs auteurs et autrices aient porté leurs textes en eux et en elles depuis des années et des années. À moins que ce soit dû à l'envie dévorante de marquer les esprits d'entrée au sein de cette rentrée littéraire une nouvelle fois très chargée (490 romans, on le rappelle). Quoi qu'il en soit, les bons premiers romans sont très nombreux en cette année 2022. Ils sont vifs, incisifs, originaux, et c'est réjouissant.

On le sait bien, c'est cruel, certains passeront sans doute inaperçus, noyés dans la masse des parutions. On le sait aussi, même parmi les dix auteurs et autrices (cinq hommes et cinq femmes) figurant dans la liste de recommandations ci-dessous, tout le monde ne parviendra peut-être pas à franchir le cap si délicat du deuxième livre. En tout cas, il faut lire sans tarder Polina Panassenko, Maria Larrea et les autres, tant pour les soutenir que pour en prendre plein les yeux.

«Tenir sa langue», Pauline et Polina

Nombreux sont les récits autobiographiques de cette sélection. Ce qui n'est évidemment pas un problème à condition qu'ils soient réussis. C'est le cas de Tenir sa langue, très beau livre dans lequel Polina Panassenko, née à Moscou au milieu des années 1980, raconte avant tout comment elle a lutté pour récupérer son prénom. Il faut dire qu'à son arrivée en France, elle fut officiellement rebaptisée Pauline par son père, à des fins d'intégration –acte réellement recommandé par notre ministère de l'Intérieur, vous ne rêvez pas.

Sauf que Polina refuse de fusionner avec Pauline, et entreprend un combat juridique en forme de parcours de la combattante afin de récupérer sa pleine identité. Et c'est loin, très loin d'être un caprice. L'occasion pour l'autrice de se retourner sur son existence, ses premiers souvenirs datant de janvier 1990 (avec l'interminable file d'attente devant le premier McDonald's moscovite) et du 19 août 1991, le jour où les chars d'assaut ont débarqué dans son quartier.

La suite, c'est la fin de l'URSS et le grand voyage vers la France. Là, Polina Panassenko déploie un récit très drôle et très fin sur son immersion dans le système français et ses valeurs. Les passages sur l'apprentissage de la langue, qui passe autant par le système scolaire que par les Minikeums et les pubs pour les brioches Pitch, valent leur pesant d'or. Tenir sa langue est un récit précieux, ni tire-larmes ni moralisateur, mais au contraire plein de piquant et d'irrévérence.

Tenir sa langue

de Polina Panassenko

Éditions de l'Olivier

192 pages

18 euros

Parution: 19 août 2022

«Les gens de Bilbao naissent où ils veulent», la grappe humaine

La vie est un roman, comme disait Resnais, mais certaines le sont définitivement plus que d'autres. Celle de Maria Larrea et de ses parents valait à coup sûr la peine d'être racontée. Native de Bilbao mais élevée à Paris, celle qui apprit le cinéma sur les bancs de la Fémis raconte comment sa mère fut abandonnée à la naissance, comment la même chose est arrivée à son père, et comment les deux orphelins ont ensuite tenté de faire famille après leur rencontre.

Contrairement à certaines histoires de famille dont on se demande souvent pourquoi elles nous sont imposées, celle-ci est pour le moins singulière, en plus d'être merveilleusement racontée. Le sens tragi-comique de Maria Larrea est indéniable, et l'on suit son roman familial avec un appétit qui ne subit aucune avarie. Il faut dire que le récit a du souffle, et que l'histoire ne s'arrête pas à la naissance de la petite Maria. Loin de là.

L'autrice décrit en effet les conséquences hallucinantes d'une séance de tarot sauce Jodorowsky qui viendra semer le trouble sur ses propres origines. Et si, dans cet arbre généalogique, rien n'allait de soi? Les gens de Bilbao naissent où ils veulent (titre inspiré d'un dicton local, apprend-on en fin de livre) rend la quête passionnante car à la fois intime, jubilatoire et pleine de suspense. On ne connaît pas encore la cinéaste mais on adore déjà l'autrice.

Les gens de Bilbao naissent où ils veulent

de Maria Larrea

Grasset

224 pages

20 euros

Parution: 17 août 2022

«Les enfants endormis», les témoins du mal

Un jour, Anthony Passeron a voulu savoir pourquoi, plusieurs décennies plus tôt, son père si peu friand de voyages avait fait le déplacement jusqu'à Amsterdam afin de retrouver Désiré, cet oncle dont l'auteur n'a quasiment jamais entendu parler. En remontant le fil, l'écrivain découvre comment la petite (mais tragique) histoire familiale s'imbrique dans la grande. Une affaire de sida et de toxicomanie, à une époque où on ne savait encore rien de la maladie.

Les enfants endormis, c'est l'histoire d'une vie brisée, celle de Désiré, et de plein d'autres aussi. Fils de boucher, promis à un avenir plus noble par son père en raison de son statut d'aîné, notre homme a voulu voyager, expérimenter. Bien mal lui en a pris. Fine, précise, sans ambages, l'écriture d'Anthony Passeron souligne à merveille la façon dont la fierté familiale cède peu à peu la place à la honte et à l'omerta.

Ces passages-là alternent avec un récit méthodique de la façon dont la médecine a découvert le sida. On croise les professeurs Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, nobellisés sur le tard en 2008 pour leurs travaux sur la maladie, et bien d'autres, moins exposés mais au moins aussi importants. La façon dont tout se met en place et s'imbrique rappelle les sublimes Témoins d'André Téchiné, où le sol s'ouvrait soudain sous les pieds des personnages, et où la médecine tentait d'avancer dans l'obscurité. Un livre fort et poignant.

Les enfants endormis

d'Anthony Passeron

Globe

288 pages

20 euros

Parution: 25 août 2022

«Fantaisies guérillères», l'école des Jehanne

Trois centaines de pages rédigées dans un ancien français teinté d'anglicismes, ça vous attire moyennement? Croix de bois, croix de fer: vous devriez tout de même tenter l'expérience, car elle est ahurissante. Avec Fantaisies guérillères (faut-il voir dans ce titre un double clin d'œil à Bashung et Wittig?), Guillaume Lebrun signe un premier roman passionnant, irrévérencieux, très drôle et très queer à la fois.

Tout commence d'une initiative inattendue lancée par Yolande d'Aragon, duchesse d'Anjou: parce que les Anglais (pardon, les Englishes) semblent impossibles à bouter hors du pays et parce que les fantômes de la guerre civile guettent, elle décide de créer sans tarder une académie pour jeunes filles. Après avoir enrôlé quinze gamines qu'elle rebaptise toutes Jehanne, elle les soumet à une éducation militaire et intellectuelle exigeante afin d'en faire des sauveuses de la France. Mais la douzième Jehanne déplacera et dépassera ses attentes, comme on pourra le constater au gré d'un roman plein de souffle, qui contribue à redorer le statut d'icône LGBT+ de Jeanne d'Arc (car c'est bien d'elle qu'il s'agit).

Loin de lasser, le style emballe de plus en plus: la plume de Guillaume Lebrun n'est jamais pesante, les rebonds dramatiques sont nombreux, tout comme les allusions finaudes à la culture moderne –par exemple, la réponse à la grande question du sens de la vie est «quarante-deux». Ne loupez pas non plus les annexes: vous y trouverez notamment les paroles de chansons nommées «Pour retenir l'amour», «Ne le puis» et «Si fol amour comptait». Si vous ne voyez pas de quoi il s'agit, c'est que vous n'avez pas assez écouté les albums D'iceux ou Si on pouvait d'amour se contenter.

Fantaisies guérillères

de Guillaume Lebrun

Christian Bourgois Éditeur

320 pages

20,50 euros

Parution: 18 août 2022

«Patte blanche», successions

Ça fait toujours énormément de bien de voir les riches s'écharper ou se vautrer dans un bourbier dont eux seuls ont le secret. C'est l'une des clés de la série Succession, l'une des meilleures choses qui soit arrivée au monde de la fiction ces dernières années; et cela fonctionne aussi dans Patte blanche, même s'il faut bien avouer que les Simart-Duteil imaginés par Kinga Wyrzykowska sont loin d'être aussi riches et puissants que le clan de Logan Roy. Côté médiocrité, en revanche, ils assurent.

Parents séparés, enfants qui se cherchent (l'un se rêve en méga influenceur politique sauce bling bling, son frère chirurgien esthétique projette de devenir le maître de ce monde si particulier, et leur sœur cherche un sens à sa vie): chapitre après chapitre, Patte blanche égratigne cette famille apparemment bien sous tous rapports, et fait progressivement monter la sauce. C'est le point d'interrogation du roman, qui s'inspire d'une histoire vraie: comment diable les Simart-Duteil ont-ils fini par s'enfermer tous ensemble dans leur manoir normand pour ne plus en ressortir, se faisant livrer de la nourriture et coupant toute communication avec l'extérieur?

La charge est féroce mais réaliste. Histoires d'héritage, égos froissés, projets ne se déroulant pas comme prévu: tout part à vau-l'eau dans cette famille et dans ce roman, qui s'ancre dans l'histoire de la France de ces dix dernières années. Il n'est même pas impossible d'y croiser, presque fortuitement, un polémiste télévisuel d'extrême droite devenu récemment candidat à l'élection présidentielle. La scène est cocasse, inattendue, presque houellebecquienne. Il faut dire que Kinga Wyrzykowska a du style: Patte blanche est aussi mordant qu'élégant.

Patte blanche

de Kinga Wyrzykowska

Grasset

320 pages

20 euros

Parution: 19 août 2022

«Les poumons pleins d'eau», abysses

Qui aurait cru qu'écouter un podcast puisse vous aider à obtenir votre premier contrat d'édition. C'est pourtant ce qui est arrivé à Jeanne Beltane. Auditrice de Bookmakers, programme produit par Arte Radio, elle fit partie des 142 personnes qui répondirent au défi lancé par l'écrivain goncourisé Nicolas Mathieu: «Faites exister un personnage sans le décrire et en 1.000 mots.» Le challenge est devenu un concours, qui a permis à Jeanne Beltane de gagner la possibilité d'enregistrer les mots que lui avait inspiré cette consigne.

Le monde de l'édition n'allait pas laisser la lauréate disparaître dans la nature; et c'est ainsi que quinze mois après la diffusion de son texte lauréat sous forme de podcast, la voici avec un premier roman prenant appui sur le fameux millier de mots. Les poumons pleins d'eau, c'est le récit du rapport complexe qui unit Claire à son père, rapport d'autant plus difficile que celui-ci vient de se suicider. Ça n'empêchera pas la fille d'essayer de retrouver son paternel, ni ce dernier d'effectuer une curieuse odyssée sous-marine –le tout de façon métaphorique, hallucinée, ou peut-être les deux.

À ÉCOUTER
Le podcast Bookmakers – Nicolas Mathieu (1/3)

Voilà un roman aussi terrien qu'aquatique, ce qui est pour le moins déstabilisant: comment une réconciliation ou un rapprochement pourraient-ils s'opérer entre une fille bien ancrée sur la terre ferme et son père-poisson? Pas de panique, tout ça n'a rien de saugrenu: c'est au contraire très beau, d'une poésie âpre qui ne mâche pas ses mots. On ne sait jamais vraiment sur quel pied danser, ce qui rend la lecture ô combien stimulante. Jusqu'aux dernières pages, stupéfiantes d'audace, Les poumons pleins d'eau confirme le singulier tempérament d'une autrice qui n'a clairement pas volé sa place dans cette rentrée littéraire.

Les poumons pleins d'eau

de Jeanne Beltane

Éditions des Équateurs

146 pages

16 euros

Parution: 24 août 2022

«Ils vont tuer vos fils», my own private Finistère

On le voit, les récits autobiographiques sont très nombreux en cette rentrée littéraire. Mais la plupart ont le bon goût de ne pas se suivre, et surtout de ne pas se ressembler. Le livre de Guillaume Perilhou, dont le titre fait référence à une chanson de Lou Reed, tire lui aussi son épingle du jeu. C'est l'histoire de Guillaume, 15 ans, qui finit en foyer, ignoré par un père semblable à tellement de pères et délaissé par une mère fracassée. Et ça ne s'arrête pas là.

La vie de Guillaume est riche, trop riche. Il y a ce noyau familial salement éclaté, ce qui a évidemment un impact sur lui. Il y a l'éveil sexuel –ahurissante scène de première fois, avec deux garçons en même temps. Il y a ce double qu'il s'est fabriqué, ou qui est sorti de lui, une certaine Raffaella, qu'il incarne avec conviction. Et puis il y a l'hôpital psychiatrique, les médicaments et les électrochocs. Le narrateur brûle sa vie par les deux bouts, mais a-t-il vraiment le choix?

L'écriture est intense et sèche, pleine de verve et de rage. Ils vont tuer vos fils semble fait pour être lu d'une traite –mais si par petits morceaux, c'est très bien aussi. C'est un roman qui souffle en permanence le chaud et le froid, entre la joie d'être en vie et l'angoisse de constater à quel point rien n'est simple. Même l'histoire d'amour et de désir avec Clément, un autre patient, fait autant de mal que de bien. Mais Guillaume Perilhou est très fort pour donner corps à ces montagnes russes existentielles.

Ils vont tuer vos fils

de Guillaume Perilhou

Éditions de l'Observatoire

162 pages

17 euros

Parution: 24 août 2022

«La promesse américaine», le diable tout le temps

Diplomate et musicien installé à Boston, Samuel Corvair signe un livre noir et haletant dans lequel le rêve américain, celui de son héros et le sien, ne tarde pas à ce craqueler. Fasciné par la culture américaine, Dag, le personnage principal, finit par quitter la France pour rejoindre Joyce, la Californienne dont il est tombé follement amoureux. S'ensuit un jeu du chat et de la souris sentimental qui annonce en fait le pire: car si Joyce ne cesse de fuir Dag, c'est pour tenter de le protéger.

Il faut dire que dans le passé de Joyce, il y a Warren, un homme possessif, violent, obsédé par elle, qui refuse d'accepter qu'elle ne lui appartiendra plus jamais –à supposer qu'elle lui ait déjà appartenu. La suite, entre la France et les États-Unis, ressemblera à une route jonchée de cadavres, car Warren est un psychopathe, un vrai, un tueur sauce Americana prêt à semer le mal pour marquer son empreinte.

Beaucoup moins doux et tranquille que ce que sa couverture (représentant Josephine Hopper peinte par son mari Edward) laisse imaginer, La promesse américaine est un livre gorgé de violence et d'inquiétude. Même pendant les périodes d'accalmie, même lorsqu'ils décident de fonder une famille, Dag et Joyce mènent une vie d'intranquillité. Sur trois décennies, Samuel Corvair décrit leur relation tumultueuse en se posant la question: à quoi aurait-elle ressemblé sans l'existence de Warren? Aurait-elle été intense et éternelle, ou morne et de courte durée? La réponse est gorgée d'incertitude.

La promesse américaine

de Samuel Corvair

Plon

352 pages

19,90 euros

Parution: 25 août 2022

«La sauvagière», dans les bois

C'est le premier roman de Corinne Morel Darleux, qui fut –entre autres– secrétaire nationale du Parti de gauche, particulièrement attachée à l'écologie et plus précisément à l'écosocialisme. Autrice de plusieurs essais (dont le formidable Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce), elle signe ici son premier roman, un récit à trois personnages où la narratrice, après un accident qui a brouillé sa mémoire, est recueillie par deux femmes, Stella et Jeanne.

La suite se déroule au sein d'une maison forestière, au beau milieu de ce que d'aucuns appelleraient «nulle part». Mais pour l'héroïne, il s'agit au contraire de l'endroit le plus signifiant qui soit, un lieu où tout recommencer, en observant autour de soi, en jouissant des fruits de la nature, en réapprenant à aimer le silence. Merveilleusement dépourvu de dialogues –qui sont trop souvent la jambe de bois de récits dépourvus de grâce ou d'intensité–, La sauvagière résonne comme le plus pur des retours aux sources.

Loin de tout idéalisme, le roman observe également ce qui se produit lorsque les relations entre les trois femmes, moins lisses qu'à première vue, se compliquent. C'est une fascinante chorégraphie qui s'expose page après page, une valse des corps en pleine nature qui ne renie pas ses penchants oniriques. Il y a beaucoup de douceur dans La sauvagière, et tant de passion pour ce qui peut être encore préservé –quelques pans de nature et une poignée de rapports humains.

La sauvagière

de Corinne Morel Darleux

Dalva

144 pages

17 euros

Parution: 18 août 2022

«Les Sables», havre de peines

Basile Galais a fait les Beaux-Arts, et ça se ressent totalement à la lecture des Sables. Les titres de chapitres ont beau porter des noms de personnages, l'héroïne du roman est plutôt la Cité, une ville non identifiée dont le statut va bien au-delà de celui du simple décor. La Cité est vivante, même quand elle semble endormie; ses lumières et ses jeux d'ombres influent sur le comportement de ceux et celles qui s'y déploient.

C'est dans le cadre d'une résidence d'écriture au Havre que Basile Galais, Néo-Calédonien vivant actuellement sur son voilier (oui oui) a développé Les Sables. Aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est de la sous-préfecture normande que se nourrit le portrait au long cours de la Cité, dans laquelle errent des protagonistes dont on partage quelques moments de vie loin d'être anecdotiques. Quelque chose se produit de l'ordre du film noir et de la dystopie, tout en restant farouchement ancré dans le réel. Y compris lorsque celui-ci tend à devenir flou.

Disparitions d'êtres et de territoires, fake news, épiphanies existentielles: Les Sables pratique une étude anthropologique et sociologique sous différentes focales, se nourrissant aussi bien du macroscopique que de l'infiniment petit. On pourrait être dans un livre de Don DeLillo, dans un tableau d'Edward Hopper, dans un roman graphique de Chris Ware. Mais Basile Galais ne s'encombre d'aucune influence, s'imposant avec ce récit sombre et intense comme un écrivain singulier avec lequel il faudra compter.

Les Sables

de Basile Galais

Actes Sud

240 pages

21 euros

Parution: 17 août 2022

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