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Le croiseur russe Moskva a-t-il sombré avec un morceau de la Vraie Croix à son bord?

Temps de lecture : 2 min

En 2020, l'agence de presse russe TASS rapportait l'acquisition de cette relique par des mécènes anonymes. Ces derniers auraient souhaité l'envoyer à bord du navire amiral.

Cette perte marque un nouveau rebondissement dans une affaire qui résonnait déjà comme un véritable coup de tonnerre. | AFP
Cette perte marque un nouveau rebondissement dans une affaire qui résonnait déjà comme un véritable coup de tonnerre. | AFP

Le 13 avril dernier, la perte du croiseur russe Moskva marquait une nouvelle étape dans la guerre de la Russie contre l'Ukraine. Tandis que Kiev affirme être à l'origine de ce coup militaire par l'envoi de deux missiles Neptune, le Kremlin nie en bloc cette version et des questions se posent encore quant au sort d'une partie de l'équipage russe. Mais cette affaire pourrait connaître un nouveau rebondissement, décrypté par Vice.

Selon le média américain, une relique d'une valeur inestimable se trouvait à bord du navire amiral de la flotte russe: un morceau de la Vraie Croix. C'est sur cet objet en bois, aussi connu sous le nom de Sainte Croix, que le Christ aurait été crucifié. Les fragments de cette relique sainte se trouvent aujourd'hui dispersés à travers le monde, de la France à l'Autriche en passant par l'Espagne et la Belgique.

En février 2020, l'agence de presse russe TASS rapportait que l'Église orthodoxe avait obtenu un morceau de l'objet saint. «Cette relique appartenait à une église catholique mais a été acquise par des mécènes anonymes, et c'était leur volonté d'envoyer la relique à bord de la flotte [russe]», déclarait à l'époque Sergiy Khalyuta, représentant de l'Église orthodoxe russe, à l'agence de presse. «Le croiseur Moskva abrite une chapelle à bord, où se déroulent les offices.»

Toujours selon les dires de Sergiy Khalyuta, «la relique est un copeau de bois de seulement quelques millimètres de long. Elle est incrustée dans une croix en métal du XIXe siècle, qui est elle-même entreposée dans un reliquaire spécial.»

Un sort encore incertain

L'Église orthodoxe russe entretient des relations privilégiées avec l'armée, ce qui pourrait expliquer la présence éventuelle de ce fragment de la Vraie Croix à bord du croiseur Moskva. «Le clergé interagit fréquemment avec les soldats et bénit des armes aussi petites qu'un fusil et aussi grosses qu'une arme nucléaire», commente Vice.

Il est pour l'instant impossible de savoir si le morceau de la Sainte Croix a pu être sauvé du naufrage. Vice précise en effet que le croiseur a mis du temps à sombrer, et qu'il est donc possible que certains membres de l'équipage étant parvenus à quitter le navire à temps aient également pensé à récupérer la relique.

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