Sciences

Un étrange lien génétique établi entre les humains et les anémones de mer

Temps de lecture : 2 min

Notre point commun: le gène pou-iv, ô combien essentiel.

Image d'une Nematostella vectensis, communément appelé anémone étoilée, une espèce d'anémones de mer. | Capture d'écran Youtube via Brentwood Science Buddy
Image d'une Nematostella vectensis, communément appelé anémone étoilée, une espèce d'anémones de mer. | Capture d'écran Youtube via Brentwood Science Buddy

Qu'avons-nous en commun avec une anémone de mer? Rien a priori, hormis peut-être un goût prononcé pour les baignades océaniques. La comparaison s'arrête là? Détrompez-vous, ces drôles d'animaux marins nous ressemblent bien plus que vous l'imaginez, et les scientifiques viennent tout juste de s'en apercevoir.

Une équipe de chercheurs internationaux a en effet découvert que l'anémone de mer étoilée (Nematostella vectensis) possède un gène essentiel à la capacité sensorielle de leurs tentacules que l'on retrouve également dans le développement de l'ouïe des êtres humains. Appelé pou-iv, ce gène en commun nous plonge dans le passé, à l'époque lointaine où nous partagions vraisemblablement le même ancêtre que cet animal marin, il y a 748 à 604 millions d'années, ajoute Science Alert.

Pour faire cette découverte, l'équipe de scientifique, dont les travaux ont été publiés dans la revue scientifique eLife, a tout d'abord tenté d'observer si ce gène était bien présent chez les anémones de mer, avant d'essayer de comprendre son rôle. Ils ont ainsi modifié des œufs fécondés d'anémone de mer étoilée en éliminant le gène pou-iv, puis ont étudié le comportement de ces mutants.

Résultat, les anémones mutées avaient un développement anormal des cellules ciliées tentaculaires, qui ne présentaient aucune réponse au toucher. Privées de pou-iv, les anémones s'avéraient donc incapables de détecter le moindre stimuli.

Cellules ciliées et système auditif

Le gène pou-iv, les êtres humains le connaissent bien. Ce dernier est en effet nécessaire dans le développement de leurs cellules ciliées, véritables récepteurs sensoriels du système auditif. Grâce à leur structure filamenteuse, ces cellules servent à détecter les stimuli mécaniques, c'est-à-dire les vibrations que nous entendons comme son.

Côté anémone de mer, c'est donc presque la même chose. L'animal possède les mêmes cellules ciliées mécano sensorielles grâce au gêne pou-iv, mais sur ses tentacules, ce qui lui permet de détecter les mouvements. Ce gène aurait ainsi traversé les âges et les branches de l'évolution pour finir chez les Bilateria, les métazoaires ayant un côté droit et un côté gauche (dont fait partie l'être humain), mais aussi chez les Cnidaria, le groupe d'animaux aquatiques possédant une symétrie radiale et des nématocystes (dont l'anémone de mer fait partie).

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