Le logiciel libre représente-t-il l'avenir du web? Pendant longtemps, il a été l'apanage d'utilisateurs pointus. Mais depuis quelques mois, même le gouvernement commence à prêter attention à la stratégie open-source (qui consiste à laisser de côté les programmes sous licence, pour privilégier des alternatives ouvertes). Problème, cette transition pourrait apporter son lot de dangers. A en croire le Technology Review du MIT, qui cite de récentes analyses, l'open source pourrait être «une porte ouverte pour les hackers» et multiplier les attaques.
Ces conclusions viennent d'une étude menée par Sam Ransbotham, un professeur du Boston College, qui aurait réussi à corréler 400 millions d'intrusions informatiques avec les logiciels visés. Ainsi, les logiciels libres seraient touchés une fois et demi plus souvent que autres, et dans des délais plus courts. Aux yeux de Ransbotham, la sécurité de l'open source serait structurellement défaillante:
Si vous pensez qu'il s'agit d'un jeu entre les gentils et les méchants, en facilitant la tâche aux méchants, vous les incitez à frapper plus d'entreprises, plus rapidement.
Sans surprise, plusieurs spécialistes et acteurs du débat ont critiqué la thèse du chercheur, en affirmant qu'on pouvait tout aussi bien «tirer des conclusions totalement opposées» en utilisant une autre méthodologie.
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Photo: GHCA's Computer Lab / Extra Ketchup via Flickr CC License by