Politique

Le Royaume-Uni accuse la Russie d'avoir fait des canulars téléphoniques à ses ministres

Temps de lecture : 2 min

Trois responsables politiques britanniques disent avoir reçu des appels louches la semaine dernière.

Le ou les auteurs des canulars se seraient fait passer pour le Premier ministre ukrainien. | Brad Helmink via Unsplash
Le ou les auteurs des canulars se seraient fait passer pour le Premier ministre ukrainien. | Brad Helmink via Unsplash

C'est une «pratique standard» du Kremlin, dénonce le Royaume-Uni. La semaine dernière, alors que Vladimir Poutine tentait de détourner l'attention de ses différents échecs militaires en Ukraine, il aurait ordonné à des hommes de passer des faux coups de fil à des ministres anglais.

Ce lundi, le porte-parole du Premier ministre Boris Johnson, Max Blain, s'est exprimé dans la presse sur ces différents appels. Il a, par ailleurs, assuré aux journalistes que la Russie était «responsable des canulars téléphoniques faits aux ministres britanniques la semaine dernière».

Les trois victimes de cette mascarade sont le secrétaire d'État à la Défense Ben Wallace, la ministre de l'Intérieur Priti Patel et la secrétaire d'État au Numérique, à la Culture, aux Médias et aux Sports Nadine Dorries. Les deux premiers ont déclaré avoir reçu des appels d'imposteurs se faisant passer pour le Premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal.

La sécurité du gouvernement britannique en question

Dans un entretien avec le Times, Ben Wallace a affirmé qu'il s'agissait d'un appel vidéo auquel il a mis fin après que l'appelant n'a posé que des questions «trompeuses». Une «tentative similaire» a été effectuée auprès de la secrétaire d'État à la Culture, sans succès.

«C'est une pratique courante pour les services d'opérations d'information russes, et la désinformation est une tactique tirée directement du livre de jeu du Kremlin pour tenter de détourner l'attention de ses activités illégales en Ukraine et des violations des droits humains qui y sont commises», commente le porte-parole de Boris Johnson. «C'est une tactique que l'État russe a essayée à de nombreuses reprises. Et ce ne sera pas la dernière tentative, c'est sûr.»

Ces incidents soulèvent bon nombre de questions sur la sécurité et la confidentialité au sommet du gouvernement britannique. Le fait que le ou les appelants aient pu se connecter aussi facilement avec deux de ces trois personnalités politiques démontre manifestement une faille. Max Blain assure qu'une enquête a été ouverte.

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