Sciences

Vous postez tous les jours des photos personnelles sur les réseaux sociaux? C'est peut-être un signe de dépression

Temps de lecture : 2 min

Selon une étude hongroise, les effets délétères de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale pourraient avoir été plus élevés chez les partageurs compulsifs de selfies.

L'étude a été réalisée lors des périodes où les mesures sanitaires étaient les plus sévères en Hongrie. | Bruno Gomiero via Unsplash
L'étude a été réalisée lors des périodes où les mesures sanitaires étaient les plus sévères en Hongrie. | Bruno Gomiero via Unsplash

On savait que la pandémie de Covid-19 s'était accompagnée d'une hausse significative de la dépression et de l'anxiété –dans les 25% supplémentaires, selon l'OMS. Des conséquences de la pandémie sur la santé mentale que précise une étude menée en Hongrie et publiée le 9 mars. Selon ce travail, les symptômes dépressifs graves (ceux susceptibles de nécessiter une aide médicale) seraient multipliés par deux chez les usagers de réseaux sociaux qui y postent quotidiennement des photos ou des vidéos personnelles.

Dans cette étude, menée par Alexandra Valéria Sándor, doctorante en sociologie à l'Université Loránd-Eötvös de Budapest, l'utilisation des réseaux sociaux, les habitudes d'«autoreprésentation» et l'état de santé mentale des sujets ont été évalués à l'aide d'un questionnaire en ligne comportant vingt questions et envoyé à trois reprises, soit pendant les périodes où les mesures sanitaires étaient les plus sévères en Hongrie, entre le 22 avril 2020 et le 4 avril 2021.

Des troubles dépressifs majeurs

Il en ressort, d'une part, que le temps passé sur les réseaux sociaux comme la propension à partager des photos ou des vidéos de soi ont augmenté durant ces différentes vagues –passant de 8% à 18% rien que sur Messenger– et, d'autre part, que ces tendances sont associées à un risque plus élevé de trouble dépressif majeur chez les partageurs les plus zélés. Et, qui plus est, que ce risque va croissant sur la période analysée: les corrélations mesurées au cours des première et deuxième vagues s'intensifient encore lors de la troisième vague.

Durant le premier confinement hongrois, le risque de dépression pour les usagers des réseaux sociaux y envoyant des photos et des vidéos d'eux-mêmes ou de leurs proches au moins une fois par jour était de 19%, contre 16% dans l'échantillon de contrôle. Lors de la seconde vague, ces partageurs quotidiens étaient 40% à présenter des signes de dépression majeure, contre 25% dans la population générale. Et lors du troisième confinement, ces pourcentages avaient respectivement grimpé à 45% et 27%.

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