Santé / Tech & internet

Arrêtez de scroller sans fin les mauvaises nouvelles

Temps de lecture : 2 min

Même s'il semble n'y avoir que ça en ce moment, il faut se forcer à rompre le cercle vicieux.

Le doomscrolling provient de l'anglais doom (perte, mort) et scrolling (faire défiler). | William Fortunato via Pexels
Le doomscrolling provient de l'anglais doom (perte, mort) et scrolling (faire défiler). | William Fortunato via Pexels

Vagues de contaminations au Covid, crise climatique, coût de la vie qui augmente et, depuis peu, guerre en Ukraine... On pourrait croire qu'il n'y a que des mauvaises nouvelles dans notre monde. Ce n'est évidemment pas le cas. Pourtant, quand on scrolle sur nos réseaux sociaux et applications d'informations, les bonnes nouvelles semblent quasi inexistantes. On s'enferme alors dans l'idée que tout est négatif.

Le doomscrolling signifie, en anglais, «faire défiler son écran jusqu'à la fin des temps». Cette pratique peut favoriser des sentiments d'anxiété et de dépression, c'est une sorte de punition que l'on s'inflige –un peu comme regarder une tragédie romantique en pleine rupture amoureuse.

Ressentir constamment des pensées négatives en «doomscrollant» peut avoir un effet important sur notre moral à long terme. Elles peuvent même entraîner des troubles cognitifs tels qu'une attention réduite ou des problèmes de mémoire et de raisonnement. Après tout, si les mauvaises nouvelles perturbent notre attention et notre mémoire, elles épuisent aussi nos capacités cognitives, qui pourraient être mises à contribution pour des choses plus positives.

Et lorsque nous absorbons constamment des nouvelles négatives et enregistrons des souvenirs négatifs, nous nous sentons encore plus déprimés. Un cercle vicieux va alors se former. Plus nous sommes coincés avec une humeur maussade, moins il nous est aisé de penser de manière flexible, en passant facilement d'une perspective à l'autre. On se retrouve alors coincé avec ce sentiment que «tout cela ne s'arrêtera jamais».

Un rôle déterminant

Il n'est pas nécessaire d'être cliniquement déprimé pour développer des problèmes d'attention et nous savons que les outils technologiques peuvent affecter la cognition et la santé mentale. Par exemple, une étude a analysé les effets de la réception de messages pendant un devoir sur table. Pour les personnes dont le téléphone s'est mis à vibrer à la réception d'un texto, le temps de reconcentration a été nettement plus long. Cette conclusion a permis d'assurer que les mauvaises nouvelles ne sont pas seules responsables de nos pertes d'attention, mais que la technologie joue aussi un rôle déterminant.

À une ère où tout passe par internet –et donc notre téléphone– il paraît impossible de lâcher nos vieilles habitudes. Pourtant si vous êtes une personne anxieuse, il faudrait mieux contrôler le doomscroll. Prendre un peu de recul avec les technologies vous permettra de finir vos journées moins stressé. Et si vous ne voulez pas décrocher, essayez de planifier des moments positifs de répit, comme regarder les bonnes nouvelles dans le monde.

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