Santé

Imaginer votre «futur moi» peut vous permettre de mieux construire votre vie

Temps de lecture : 2 min

Réfléchir à ce que l'on sera dans dix ou vingt ans est bénéfique à notre santé, notre sécurité financière et notre bonheur.

L'incapacité de s'identifier à son «futur moi» peut avoir des conséquences sur le bien-être, d'après Hal Hershfield. | Andrea Piacquadio via Pexels
L'incapacité de s'identifier à son «futur moi» peut avoir des conséquences sur le bien-être, d'après Hal Hershfield. | Andrea Piacquadio via Pexels

Loin des résolutions inutiles de la nouvelle année, réfléchir à son avenir peut être très bénéfique. En fonction de l'âge, tout change. Si vous êtes dans la vingtaine, vous pouvez imaginer le poste que vous aimeriez obtenir plus tard; si vous êtes plus âgé, vous pouvez penser à votre retraite qui sera bien méritée.

La personne que je suis aujourd'hui ressemblera-t-elle à celle que je serai dans dix ans? Selon plusieurs études psychologiques réalisées de 2010 à nos jours, les réponses des participants à cette question divergent et révèlent des faits surprenants sur les tendances comportementales. Certaines personnes ont un sens aigu de leur «futur moi», qu'elles projettent comme étant très proche de leur identité actuelle, d'autres ont au contraire du mal à imaginer leur «futur moi» comme une continuité de la personne qu'elles sont aujourd'hui.

Les premières ont tendance à mieux gérer leur argent et à avoir un comportement plus éthique dans leurs interactions humaines. Globalement, elles sont désireuses d'agir d'une manière qui leur facilitera la vie dans les années à venir. Les individus de la seconde catégorie ont tendance à être beaucoup moins responsables dans leurs comportements. C'est presque comme si ces personnes voyaient leur «futur moi» comme un être distinct, sans liens avec leur identité actuelle. Par conséquent, elles s'inquiètent moins des effets de leurs actes sur le long terme.

Le futur moi, un indicateur de responsabilité

«Si le soi d'aujourd'hui et celui de demain ne sont pas les mêmes personnes [...] celui d'aujourd'hui ne s'intéressera pas plus à ce qui arrivera à celui de demain qu'à n'importe qui d'autre», affirmait le philosophe Joseph Butler au XVIIIe siècle.

Cette théorie a été explorée par le chercheur en psychologie de l'Université de Californie à Los Angeles, Hal Hershfield, qui a voulu mesurer la «future continuité de soi». Il a élaboré un graphique qui présente des paires de cercles représentant le moi actuel et un moi futur dans dix ans (voir ci-dessous). Les cercles se chevauchent à des degrés divers, et les 4.000 participants de l'étude devaient s'identifier à une paire.

Tiré de Judgement and Decision Making, Hal Hershfield, 2009

Le chercheur a ensuite comparé ces réponses à diverses mesures de planification financière. Dans une autre expérience, les participants ont été confrontés à plusieurs scénarios dans lesquels ils pouvaient choisir entre une récompense immédiate ou une autre plus importante dans quelques années. Sans surprise, Hal Hershfield s'est rendu compte que les personnes soucieuses de leur avenir ont privilégié la plus grande récompense contre un peu d'attente.

Dans la continuité de l'analyse financière des profils, le spécialiste a examiné les économies réelles des participants. Il s'est rendu compte que les personnes en phase avec leur avenir avaient tendance à davantage économiser pour s'assurer une meilleure qualité de vie. Mais le phénomène ne s'applique pas qu'à l'argent, il se retrouve également dans le domaine de la santé.

En 2018, Hal Hershfield a découvert que la pensée du «futur moi» pouvait prédire les comportements d'exercice et de forme physique générale, toujours selon le principe d'améliorer sa vie future. Finalement, en 2020, le chercheur a déclaré que l'incapacité d'une personne à s'identifier à son moi futur pouvait avoir des conséquences à long terme sur son bien-être général. Et vous, comment imaginez-vous votre «futur moi»?

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