Sciences

Le scientifique en chef de la NASA démissionne et souhaite rendre Mars habitable

Temps de lecture : 2 min

Après quarante ans passés au sein de l'agence, Jim Green prend sa retraite et imagine un monde où les humains pourraient vivre sur la planète rouge.

Jim Green, l'actuel scientifique en chef de la NASA, a publié un plan visant à terraformer Mars. | WikiImages via Pixabay
Jim Green, l'actuel scientifique en chef de la NASA, a publié un plan visant à terraformer Mars. | WikiImages via Pixabay

Seul sur Mars de Ridley Scott, fiction ou réalité? Jim Green, l'actuel scientifique en chef de la NASA, penche plutôt pour la seconde option. L'homme qui s'apprête à prendre à sa retraite après quarante ans passés au sein de l'agence a publié en novembre un plan visant à terraformer Mars –c'est-à-dire rendre la planète rouge habitable pour les humains. Par quel moyen?

En réchauffant et en épaississant l'atmosphère de Mars à l'aide d'un bouclier géant entre le Soleil et celle-ci, explique-t-il au New York Times. Cette action permettrait d'augmenter les niveaux de température et de pression afin que les humains puissent marcher sur la surface sans combinaison spatiale ni risque de mourir. Et puis aussi de faire pousser des plantes et donc, sur le long terme, de coloniser Mars pour y développer une vie loin de la Terre –et de sa pollution.

Cependant, Jim Green relève un obstacle important à la mise en place d'un tel projet: la communauté astronomique. Selon lui, celle-ci ne verrait probablement pas d'un très bon œil ce bricolage de planète.

Un projet incertain

En 2018 déjà, Lucianne Walkowicz, l'astronome du planétarium Adler, qui a fondé le groupe de défense JustSpace Alliance, remettait en question dans Slate.com le bien-fondé de la terraformation de Mars. Pour elle, ce projet risquerait de virer au cauchemar écologique, compte tenu de nos antécédents en matière de changement climatique sur Terre. Et Lucianne Walkowicz n'était, à l'époque, pas convaincue que la terraformation de Mars puisse aboutir physiquement: «Mars semble manquer des réserves nécessaires de dioxyde de carbone pour gonfler son atmosphère et la réchauffer en premier lieu.»

Malgré les désaccords au sein de la communauté scientifique, on ne peut pas retirer à Jim Green tout crédit. Ce dernier semble avoir la tête sur les épaules en ce qui concerne la possibilité de la vie sur d'autres planètes. Obsédé depuis des années par cet objectif, il a créé l'échelle de «degré de confiance de détection de la vie», aussi connue sous le nom de CoLD. Dans les pages du New York Times, Jim Green relativise la découverte d'une possible forme de vie sur Vénus: «Il y a quelques années, des scientifiques ont déclaré avoir vu de la phosphine dans l'atmosphère de Vénus. Cela les a amenés à penser que la vie était possible. Sur l'échelle de CoLD, où 7 signifie que nous avons trouvé de la vie, c'était un 1. Il faut arrête de crier au loup.»

Ce qui est certain, c'est que le scientifique laisse derrière lui un héritage empreint d'une recherche vorace de la vie. En revanche, la concrétisation de son projet de terraformation de Mars l'est beaucoup moins, d'après Futurism. En prenant sa retraite, Jim Green quitte une organisation bien dotée en fonds et en personnels; certaines de ses idées ne pourraient alors exister que dans les articles qu'il publiera à l'avenir.

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