Sciences

Plus de 500 nouvelles espèces recensées en 2021 par le Muséum d'histoire naturelle

Temps de lecture : 2 min

Insectes, plantes, algues, et même dinosaures font partie de la liste des découvertes.

Les scientifiques du Muséum d'histoire naturelle ont étudié des collections afin d'identifier de nouvelles espèces. | Ksenia Makagonova via Unsplash
Les scientifiques du Muséum d'histoire naturelle ont étudié des collections afin d'identifier de nouvelles espèces. | Ksenia Makagonova via Unsplash

Malgré les restrictions liées à la pandémie, les difficultés de voyager et d'exercer convenablement leur travail de recherches, c'est une belle liste de nouvelles espèces qui est dressée en cette fin d'année 2021. Les équipes du Muséum d'histoire naturelle en ont identifié 552, décrites comme inconnues jusqu'alors.

Dans la liste figurent plusieurs nouvelles espèces de dinosaures. Le premier est un carnivore géant connu sous le nom de spinosaure. «Ce fut une année fantastique pour la description de nouveaux dinosaures, en particulier ceux du Royaume-Uni, explique Susannah Maidment, chercheuse en paléontologie au Muséum d'histoire naturelle. L'application de nouvelles techniques et de nouvelles données du monde entier nous aide à découvrir une diversité cachée de dinosaures britanniques.» Deux autres dinosaures ont été identifiés tels que l'iguanodontien, une espèce au museau inhabituel de l'île de Wight et le Pendraig milnerae, qui serait pour être le dinosaure carnivore le plus ancien de Grande-Bretagne.

Crustacés, insectes, plantes et algues

Plus de la moitié des nouvelles espèces identifiées par le musée cette année sont des copépodes, de petits crustacés qui ressemblent à des crevettes trouvées dans l'eau salée et l'eau douce. De nombreuses espèces marines s'en nourrissent et ils jouent un rôle vital dans l'écologie et le cycle du carbone de la planète. Cette année, 291 espèces ont été recensées par les scientifiques dont beaucoup proviennent d'une collection assemblée durant soixante ans par les chercheurs français Claude et François Monniot. Geoff Boxshall, chercheur à la retraite au département des sciences de la vie du musée et son collègue Il-Hoi Kim ont été en charge des recherches sur les copépodes. «La collection était si énorme qu'elle était quelque peu intimidante, mais ensuite le Covid-19 est arrivé et compléter ces identifications est devenu mon projet de confinement», relate Geoff Boxshall.

Par ailleurs, 90 coléoptères, 52 espèces de guêpes, 13 papillons de nuit, 7 crabes, 6 mouches et 5 amphipodes comptent parmi les découvertes. 5 espèces de plantes d'Afrique de l'Est s'ajoutent à la longue liste, dont les Jewelweeds ou touch-me-nots qui produisent de délicates fleurs roses ou blanches. Des algues et des parasites viennent clôturer ce panel.

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