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Un bébé syrien meurt après avoir passé plus d'un mois dans une forêt à la frontière entre Pologne et Biélorussie

Temps de lecture : 2 min

Il s'agit de la plus jeune victime depuis le début de cette crise qui sévit entre les deux pays.

Deux tombes de réfugiés ont été édifiées dans le cimetière musulman de Bohoniki, après que des migrants ont perdu la vie dans le conflit qui oppose la Pologne à la Biélorussie. l Wojtek Radwanski / AFP
Deux tombes de réfugiés ont été édifiées dans le cimetière musulman de Bohoniki, après que des migrants ont perdu la vie dans le conflit qui oppose la Pologne à la Biélorussie. l Wojtek Radwanski / AFP

Un petit garçon d'un an originaire de Syrie est mort dans une forêt en Pologne, près de la frontière biélorusse. C'est ce que révèlent des travailleurs médicaux polonais mobilisés dans la crise entre les deux pays. Cet enfant est la plus jeune victime de ce conflit qui oppose la Biélorussie au pays européen.

L'équipe médicale d'urgence polonaise de l'ONG PCPM a déclaré que le bébé était le fils d'un couple syrien que les médecins avaient tenté d'aider aux premières heures du jeudi 18 novembre. «Vers 2h26, nous avons reçu un rapport selon lequel au moins une personne avait besoin d'une assistance médicale», a tweeté l'ONG. Sur place, l'équipe découvre que trois personnes ont été blessées.

La PCPM a déclaré que l'enfant souffrait de douleurs abdominales sévères, était affamé et déshydraté. «L'homme [le père] avait une lacération au bras et la femme [la mère] avait reçu un coup de couteau au bas de la jambe.» Après avoir vécu pendant un mois et demi dans la forêt, l'enfant y est mort, affirment les médecins. Les causes sont encore inconnues, mais au moins treize personnes sont décédées après avoir été fortement exposées au froid dans la région ces dernières semaines.

Les Polonais musulmans rendent hommage aux victimes

La communauté musulmane de Bohoniki, un village du Nord-Est de la Pologne et à proximité de la frontière avec la Biélorussie, a rendu hommage aux victimes. Des funérailles ont été organisées dernièrement pour le Syrien Ahmad al-Hasan, âgé de 19 ans. Lui, qui ne savait pas nager, a été poussé dans la rivière Bug par un soldat biélorusse.

D'autres familles de victimes sont dans l'attente de recevoir le corps de leurs proches. C'est ce qu'a confié un cousin d'un autre Syrien décédé dans un accident de voiture alors qu'il tentait de fuir la police polonaise. Pour rappel, le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, est accusé d'avoir délibérément provoqué la crise des réfugiés pour se venger des sanctions mises en place par l'Union européenne contre son régime autoritaire. Les migrants syriens et irakiens sont pris au piège à la frontière entre les deux pays et tentent de rentrer en Pologne. Selon les médecins et les associations caritatives, l'aide pour les demandeurs d'asile dans la forêt autour de la zone de conflit se sont multipliées.

Les urgences médicales les plus courantes à traiter sont les blessures causées par des coups, la déshydratation et l'hypothermie.

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