Santé / Sports

Quand des athlètes refusent de se faire vacciner avant les JO

Temps de lecture : 2 min

Le village olympique n'échappe pas totalement aux chances de se transformer en cluster géant.

Ryunosuke Kikuno via Unsplash
Ryunosuke Kikuno via Unsplash

C'est désormais assuré: les Jeux olympiques de Tokyo s'ouvriront le 23 juillet prochain. Une édition qui se déroulera évidemment dans un contexte sanitaire encore fragile. L'accès croissant à la vaccination est loin d'avoir tout réglé, et le fait qu'une partie des athlètes refuse de se faire vacciner ne fait que compliquer les choses.

La BBC a interrogé Andy Anson, patron du BOA (le comité olympique britannique), qui affirme être toujours en train de convaincre ses sportifs et sportives d'accepter de recevoir le vaccin avant le début des compétitions. D'ici au début des Jeux, environ 90% de la délégation anglaise aura obtenu les deux injections nécessaires. Mais dans les 10% de cas restants, soit une quarantaine d'athlètes, on fait de la résistance.

Ne disposant apparemment d'aucun moyen de pression, le BOA continue de faire vacciner autant que personnes que possible, y compris chez les membres de l'entourage des athlètes (coaches, préparateurs et préparatrices physiques...).

Pour le moment, les nouvelles de Tokyo sont plutôt bonnes: le nombre de cas de Covid-19 étant passé en-dessous des 6.000, l'état d'urgence a été levé. Pour les expert·es, les Jeux se tiendraient de façon sereine si le nombre de nouveaux cas journaliers devenait inférieur à 100. Au cours de la dernière semaine en date, la moyenne quotidienne était de 423, avec un pic à 619 le 23 juin. Mais la tendance est à la baisse.

11.000 à la cantine

Reste qu'Andy Anson ne cache pas son inquiétude: le village olympique, c'est pas moins de 18.000 lits pour abriter sportifs, sportives et entourage. «11.000 athlètes dans la même salle de restauration, c'est un challenge», commente le patron de la délégation britannique, qui a mis en place un protocole visant à apporter un surcroît de protection à ses protégé·es.

Çà et là, des nouvelles peu rassurantes commencent à affluer, comme l'histoire de ces deux athlètes ougandais déclarés positifs après leur arrivée au Japon... alors qu'ils avaient pourtant reçu leurs deux doses de vaccin.

À Tokyo, tout a bien sûr été prévu: les athlètes susceptibles d'avoir le Covid-19 seront envoyé·es dans la bien nommée Clinique de la fièvre, située au sein même du village, avant d'être éventuellement isolé·es dans un hôtel en cas de test positif.

Pour Andy Anson, il est certain que des cas de Covid-19 vont survenir durant les prochains JO. Et si le responsable britannique tente de mettre toutes les chances de son côté afin de préserver son équipe, il confie être parfaitement conscient de la probabilité non négligeable que cela arrive à l'un ou l'une de ses athlètes.

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