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En Nouvelle-Zélande, on peut être enterré dans un cercueil donut

Temps de lecture : 2 min

Selon le modèle, le prix d'un cercueil personnalisé varie entre 1.800 et 4.500 euros. 

Pour le créateur de cercueils sur mesure, les funérailles sont plus une célébration de la vie qu'un deuil. | Pavel Danilyuk via Pexels
Pour le créateur de cercueils sur mesure, les funérailles sont plus une célébration de la vie qu'un deuil. | Pavel Danilyuk via Pexels

Une manière de rendre cette journée moins triste. À Auckland, en Nouvelle-Zélande, l'entreprise Dying Art imagine et construit des cercueils colorés sur mesure pour «célébrer la vie de l'être cher». Parmi les créations phares de Ross Hall, le fondateur, on retrouve notamment un voilier, un camion de pompiers, une tablette de chocolat, et un cercueil recouvert de Lego ou de faux bijoux.

Les clients peuvent également être enterrés dans un sarcophage inspiré du film Matrix ou représentant une plage. «Nous avons même commencé à placer des LED dans les cercueils, à l'intérieur du couvercle, qui fonctionnent avec des piles, et ces piles durent trente jours», affirme le créateur néo-zélandais à Vice.

«Il y a des gens qui sont satisfaits d'une boîte en acajou brun et c'est très bien, explique-t-il. Mais s'ils veulent quelque chose de plus criard, je suis là pour le faire pour eux.» En février dernier, Ross Hall a d'ailleurs imaginé un donut à la crème géant en guise de cercueil pour son cousin, rapporte un article du New York Post. Un objet original qui a fait rire les personnes présentes et éclipsé la tristesse du moment. «Le dernier souvenir dans l'esprit de chacun était ce beignet et le sens de l'humour de Phil», confie Debra McLean, sa veuve.

Des cercueils biodégradables

L'idée de créer des cercueils personnalisés est venue à Ross Hall il y a quinze ans, lorsqu'il rédigeait son testament et imaginait sa propre mort. Une chose est sûre: il ne voulait pas un enterrement comme tout le monde, mais un cercueil «rouge avec des flammes dessus». Six mois plus tard, il a décidé de se lancer en contactant plusieurs directeurs de pompes funèbres.

Le Néo-Zélandais travaille à partir de cercueils vierges spécialement conçus et utilise des panneaux de fibres et de contreplaqués pour la personnalisation. Les dessins en latex sont réalisés grâce à une imprimante numérique. Les cercueils sont biodégradables et sont généralement enterrés ou incinérés avec le défunt, excepté celui représentant un donut. Pour la fabrication, Ross Hall a utilisé du polystyrène et de la mousse à modeler, qui ne sont pas écologiques.

Son concept n'est pas qu'anecdotique. De plus en plus de personnes sont enterrées dans des cercueils faits sur-mesure. Il existe d'ailleurs au moins une demi-douzaine d'entreprises comme Dying Art en Australie et en Nouvelle-Zélande, indique VICE. «Les gens pensent maintenant que c'est une célébration de la vie plutôt qu'un deuil de la mort», analyse Ross Hall en parlant des funérailles.

Cette évolution se ressent dans les commandes: au début, il vendait en moyenne un cercueil tous les six mois; aujourd'hui, il est à quelques centaines par an. Selon le modèle, le prix varie entre 3.000 et 7.500 dollars néo-zélandais, soit entre 1.800 et 4.500 euros environ.

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