Sciences / Société

Quels cris humains nous affectent le plus? La réponse pourrait vous surprendre

Temps de lecture : 2 min

On utilise le cri pour exprimer six émotions différentes.

Contrairement aux primates, les humains crient pour exprimer la colère, la peur, la douleur, la tristesse, le plaisir et la joie. | Vince Fleming via Unsplash
Contrairement aux primates, les humains crient pour exprimer la colère, la peur, la douleur, la tristesse, le plaisir et la joie. | Vince Fleming via Unsplash

Il n'y a pas que les cris de peur dans la vie. À l'inverse des primates, qui utilisent les cris pour communiquer uniquement la colère et la peur, les humains crient pour exprimer six émotions différentes: la colère, la peur, la douleur, la tristesse, le plaisir et la joie. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, nous détectons et déchiffrons plus rapidement ces derniers que les cris alarmants, d'après une étude publiée dans la revue scientifique PLOS Biology.

«Les résultats de notre étude sont surprenants», affirme Sascha Frühholz, l'auteur principal. «Les chercheurs supposent généralement que le système cognitif des primates et des humains est spécifiquement réglé pour détecter les signaux de danger et de menace dans l'environnement, comme un mécanisme de survie.» Mais ce n'est pas totalement exact, rapporte CNN.

Certes, il est impossible de rester de marbre ou d'oublier les mythiques cris de Shelley Duvall dans Shining ou celui de Janet Leigh dans Psychose. Cependant, chez les humains, «la communication par le cri semble s'être largement diversifiée», ce qui représente «une étape évolutive majeure» selon le professeur de psychologie de l'Université d'Oslo.

Plus susceptibles d'entendre des cris positifs

«Les humains partagent avec d'autres espèces la possibilité de signaler un danger en criant, mais il semble que seuls les humains crient pour signaler également des émotions positives», poursuit le scientifique.

Pour cette étude, Sascha Frühholz et son équipe ont mené quatre expériences psychoacoustiques différentes, afin d'examiner les rapports entre les perceptions auditives des douze participants et les sons qui parviennent à leurs oreilles. L'une d'elles consistait à faire écouter des cris aux participants pendant qu'ils subissaient une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, également appelée IRMf. Les scans ont ainsi montré que les cerveaux réagissaient plus rapidement et plus précisément aux cris «non alarmants», dits positifs, qu'à des cris alarmants.

Comment l'expliquer? Pour l'auteur de l'étude, ce résultat peut être lié au fait que les humains doivent faire face à des situations et des signaux sociaux plus complexes que les chimpanzés et autres primates. Ils sont aussi plus susceptibles d'entendre des expressions de plaisir, de joie et de surprise que des expressions de peur dans leur vie familiale et leurs cercles sociaux. Ils réagissent donc plus vite à ces signaux.

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