Sciences

Comment font les abeilles pour ne jamais se prendre d'obstacles

Temps de lecture : 2 min

Pour elles, le nature est un véritable parcours du combattant.

Les abeillent augmentent leur vitesse de 50% lors que le vent se lève et que les obstacles bougent. | Eric Ward via Unsplash
Les abeillent augmentent leur vitesse de 50% lors que le vent se lève et que les obstacles bougent. | Eric Ward via Unsplash

Pour un être humain, un jardin agité par la brise est une scène paisible: les graines de pissenlit flottent, les feuilles bruissent et les fleurs oscillent. Mais si vous êtes une abeille, c'est un champ de mines. Pour une petite créature aux ailes délicates, les graines en suspension dans l'air, les feuilles mouvantes et les fleurs vacillantes sont essentiellement des projectiles, des pièges et des gratte-ciels, raconte The New York Times.

C'est une situation que les abeilles et les autres pollinisateurs doivent affronter quotidiennement lorsqu'ils récoltent le nectar et le pollen. Au cours d'une étude publiée ce mois-ci dans le Journal of Experimental Biology, le Dr Burnett et ses collègues ont abordé le mystère de leurs déplacements agiles.

L'équipe de recherche a construit un parcours d'obstacles pour les abeilles. Elle a espacé quatre tiges sur une plateforme oscillante pour reproduire les tiges qui se balancent, puis déplacé toute l'installation dans un tunnel de vol, avec un ventilateur à chaque extrémité.

Plein gaz!

Les scientifiques ont constaté que la stratégie de vol des abeilles changeait en fonction des conditions auxquelles elles étaient confrontées. Face à des tiges en mouvement dans l'air calme, elles volent plus lentement que lorsqu'elles rencontrent des obstacles fixes.

«Vous pourriez interpréter cela comme de la prudence, car il se passe une chose inattendue devant elles», suggère le Dr Burnett. Mais quand le vent se lève, les abeilles «accélérent la vitesse à laquelle elles volent d'environ 50% par rapport à quand les tiges sont immobiles», ajoute-t-il.

Des décideurs complexes

L'étude souligne que les animaux, y compris les abeilles, sont en fait des décideurs complexes. Outre le vent, «il existe de nombreux autres facteurs qui jouent probablement également un rôle dans leurs choix de vol, notamment le niveau de lumière, l'heure de la journée et l'abondance de nourriture», observe Glenna Clifton, professeure adjointe à l'Université de Portland, qui étudie la locomotion des insectes.

Quant à ce qui explique ces stratégies différentes, le Dr Burnett émet l'hypothèse que ce pourrait être la même force qui nous fait courir sous de fortes pluies: la nécessité de «franchir les obstacles aussi vite que possible».

Cette idée a été étudiée par une analyse plus approfondie, qui s'est concentrée sur la façon dont les abeilles ont réussi à éviter les collisions.

Cela rappelle les concurrent·es dans les émissions de télé-réalité de parcours d'obstacles, ironise Glenna Clifton: «Si vous regardez ces émissions, il y a des moments intéressants où quelqu'un qui est d'un naturel prudent et réfléchi lève les bras, espère le meilleur et se lance.» C'est parfois la stratégie la plus efficace.

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