Monde / Économie

Les grandes puissances dépensent encore plus pour le charbon

Temps de lecture : 2 min

Les pays du G20 s'étaient engagés à réduire progressivement son financement pour lutter contre le réchauffement climatique.

Seules les dépenses liées à l'extraction du charbon ont diminué, passant de 22 à 10 milliards de dollars. Indonésie, avril 2018. | Dominik Vanyi / Unsplash
Seules les dépenses liées à l'extraction du charbon ont diminué, passant de 22 à 10 milliards de dollars. Indonésie, avril 2018. | Dominik Vanyi / Unsplash

C'est une nouvelle pour le moins inquiétante relative à la protection de l'environnement. Les pays du G20, qui regroupent les plus grandes économies du monde, versent trois fois plus de subventions à l'industrie du charbon qu'il y a quelques années, selon un nouveau rapport de l'Overseas Development Institute (ODI). La somme dépensée pour les énergies fossiles est passée de 17 à 47 milliards de dollars (de près de 15 milliards à 41,3 milliards d'euros) entre 2013 et 2017.

Bien qu'il s'était engagé à stopper progressivement le subventionnement du combustible fossile en 2009, le bloc du G20 aurait augmenté son financement, alors qu'il serait responsable de près de 80% des émissions mondiales de dioxyde de carbone.

Selon Quartz, ces subventions seraient un mal nécessaire. Elles permettraient aux pays pauvres de fournir une électricité abordable aux populations et aux pays riches de réduire le coût des énergies renouvelables comme le solaire ou l'éolien. Toutefois, elles seraient aujourd'hui si peu coûteuses dans la plupart des régions du monde qu'elles constitueraient souvent la source d'énergie de prédilection, en particulier pour les citoyen·nes qui ont accès à l'électricité pour la toute première fois.

La Chine en tête

Pourtant, ces subventions persistent et continuent même de croître. Si l'Hexagone ne verse pas plus de 2 millions de dollars par an (environ 1,75 milliard d'euros) et a même baissé ses dépenses en charbon, la Chine, elle, arrive en tête du classement avec plus de 18 millions de dollars (près de 15,8 millions d'euros) versés en 2017. Cette somme viendrait soutenir les entreprises publiques de l'empire du Milieu, créatrices d'un nombre significatif d'emplois. L'Inde, qui se situe aussi vers le haut de l'échelle, utiliserait aussi ces investissements pour soutenir le secteur bancaire, surchargé en actifs de charbon peu performants.

Malgré ce qu'augurent ces mauvais chiffres pour le climat, il reste encore de l'espoir. Parallèlement à ces augmentations des dépenses en faveur des centrales à charbon, celles destinées à l'extraction du combustible sont passées de 22 à 10 milliards de dollars (d'environ 19,3 à 8,8 milliards d'euros). En dehors de la France, le Canada et le Royaume-Uni font eux aussi figure de bons élèves en ayant réduit leurs dépenses en quatre ans, selon ce même rapport.

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