Santé

Les femmes sont moins enclines à admettre qu'elles ronflent

Temps de lecture : 2 min

Contrairement aux hommes, elles sous-évalueraient leurs bourdonnements nocturnes.

Les cobayes de l'étude avaient en moyenne 49 ans. | Maddi Bazzocco via Unsplash
Les cobayes de l'étude avaient en moyenne 49 ans. | Maddi Bazzocco via Unsplash

D’après une étude publiée dans le journal Clinical Sleep Medicine, les femmes sous-estimeraient davantage leurs ronflements que les hommes.

Ces recherches, menées par une équipe de scientifiques israélien·es, s’appuient sur l’évaluation du sommeil de 1.913 participant·es dont 675 femmes pendant deux ans. Les scientifiques ont mesuré et quantifié le volume des ronflements des cobayes et ont demandé à l’ensemble des volontaires d’évaluer l’intensité de leurs propres ronflements à travers un questionnaire.

La corrélation entre l’intensité des ronflements mesurée et celle déclarée par les personnes a été analysée.

Des ronflements minimisés

Les universitaires ont non seulement découvert que les femmes avaient tendance à minorer l’existence même de leurs ronflements, mais également leur volume. Parmi elles, 88% ont ronflé pendant l’étude, mais seulement 72% ont déclaré le faire.

La sous-évaluation de ces ronronnements ne s’arrête pas là: 49% des femmes ont produit des ronflements intenses ou très intenses, mais seulement 40% l’ont admis.

Du côté de la gent masculine, cet écart d’appréciation n'apparaît pas. D’après l’étude, 92,6% des hommes ont ronflé et 93,1% ont répondu avoir ronflé.

Le volume des désagréments serait quasiment du même acabit entre les hommes et les femmes. Avec respectivement, 51,7 et 50 décibels.

Un symptôme de l’apnée obstructive du sommeil

Les ronflements peuvent être un signe d’une apnée obstructive, un trouble du sommeil caractérisé par un arrêt ou une diminution du flux respiratoire. Toutefois, les scientifiques stipulent qu’à partir du moment où ces ronflements sont associés à un sentiment de honte, les femmes auraient tendance à éviter tout diagnostic.

«Le fait que des femmes aient déclaré moins ronfler qu’en réalité peut être l’un des obstacles empêchant un suivi en clinique pour étudier leur sommeil», constate Nimrod Maimon, professeur au Centre médical universitaire de Soroka à Beer-Sheva.

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