Politique / Santé

La démocratie serait bonne pour la santé

Temps de lecture : 2 min

D'après une étude, l'espérance de vie est meilleure dans les régimes démocratiques.

La démocratie ferait diminuer de 8 à 10% les décès liés aux maladies cardiovasculaires. | Arnaud Jaegers via Unsplash

La démocratie est bonne pour votre santé, c'est en tout cas ce qu'affirme une étude américaine menée dans 170 pays à travers le monde. D'après les résultats de l'enquête, l'espérance de vie a augmenté de 3% dans les pays ayant adopté un régime démocratique ces cinquante dernières années, à l'image de la Pologne ou de la Grèce. On y relève également une baisse de 8 à 10% des décès liés aux maladies cardiovasculaires, aux cancers ou aux accidents de voiture.

«Des élections libres et justes contribuent à améliorer la santé des adultes, sans doute en augmentant la responsabilité et la réactivité des gouvernements, explique Thomas Bollyky, directeur de l'étude. Les démocraties sont plus susceptibles de mener à des progrès en matière de santé que les autocraties, qui ne font pas face à la pression de leurs électorats réclamant de meilleures prestations sanitaires

La santé publique en première ligne face à la montée du populisme?

Parce qu'ils ne sont pas tenus de rendre des comptes, les régimes non-démocratiques ne s'attardent pas sur la santé publique, au détriment des populations. D'après l'étude, de 1994 à 2004, la Chine aurait pu sauver dix millions de personnes mortes de maladies cardiovasculaires si elle avait adopté la démocratie comme régime politique. Une bonne raison de protéger les démocraties, alors qu'elles subissent des attaques aux quatre coins du globe, comme le note Mark-Rice Oxley pour le Guardian: «Une majorité de la population mondiale vit en démocratie mais plus de deux milliards d'individus vivent dans des pays où le régime démocratique est menacé, comme l'Inde, la Turquie, le Brésil ou les États-Unis, explique-t-il. La montée des populismes atteste de la désillusion face à la démocratie et les succès relatifs d'autocraties comme la Chine, le Rwanda, le Vietnam ou Singapour ont lancé un débat sur le bienfondé de la liberté politique

En France, un récent sondage révèle ainsi qu'environ 40% de la population se dit favorable à la mise en place d'un régime autoritaire pour réformer le pays en profondeur, quand bien même cela signifierait renoncer à certains droits fondamentaux garantis par la démocratie.

Slate.fr

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