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Le Pakistan interdit aux médias de mentionner la Saint-Valentin, jugée contraire aux principes de l’islam

Temps de lecture : 2 min

Pour les autorités pakistanaises, cette fête du 14 février est une incitation occidentale à la débauche.

Manifestation du parti Jamiat Ulema-e-Islam contre la Saint-Valentin à Karachi, le 14 février 2007. | Asif Hassan / AFP
Manifestation du parti Jamiat Ulema-e-Islam contre la Saint-Valentin à Karachi, le 14 février 2007. | Asif Hassan / AFP

Au Pakistan, la Saint-Valentin n’aura pas lieu. Sur ordre du Pakistan Electronic Media Regulatory Authority (PEMRA), équivalent du CSA en France, les médias du pays ne pourront, sous aucun prétexte, évoquer la fête des amoureux.

«Les concernés doivent s’assurer qu’aucune information sur la célébration ou promotion de la Saint-Valentin ne sera divulguée dans la presse web et papier», a affirmé l’agence pakistanaise. L’interdiction vaut également pour tous les événements liés à la fête, ainsi qu’à toute marchandise vendue pour l'occasion.

Une décision qui fait suite, d’après le journal Daily Pakistan, à une sentence prononcée par un juge d’Islamabad qui, en février 2017, prohibait la célébration publique de la Saint-Valentin.

Comme le rappelle le Time, une pétition lancée l'an dernier par Abdul Waheed, un citoyen pakistanais, arguait par ailleurs que cette dernière était «contraire aux enseignements de l’islam et devait être bannie au plus vite». Selon son auteur, la Saint-Valentin inciterait en effet à l’immoralité, à la nudité et à l’indécence sous couvert de l’amour.

Lors d’une déclaration en 2016, le président pakistanais lui-même, Mamnoon Hussain, avait qualifié la Saint-Valentin de «tradition occidentale ne relevant pas de la culture pakistanaise», et qui devait donc être ignorée. Plus radicaux, certains partis islamistes organisent des manifestations contre la célébration du 14 février qui, d’après Newsweek, tendait pourtant à gagner en popularité dans certaines régions du pays.

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