Sports

Roger Federer et Serena Williams, une longévité quasiment inégalée

Temps de lecture : 2 min

Vainqueurs de l'Open d'Australie, le Suisse et l'Américaine ont décroché une nouvelle levée du Grand Chelem, près de quatorze et dix-huit ans après leur première.

Serena Williams et Roger Federer, lors d'une rencontre exhibition en janvier 2010 à Melbourne. PAUL CROCK / AFP.
Serena Williams et Roger Federer, lors d'une rencontre exhibition en janvier 2010 à Melbourne. PAUL CROCK / AFP.

Roger Federer et Serena Williams sont les vainqueurs de l'Open d'Australie –non, nous ne sommes pas en 2004, mais bien en 2017. Si l'Américaine, victorieuse de sa sœur Venus en deux sets (6-4, 6-4), restait sur un titre à Wimbledon il y a six mois, le Suisse, vainqueur de son grand rival Rafael Nadal en cinq sets (6-4, 3-6, 6-1, 3-6, 6-3), n'avait pas connu pareil honneur depuis Wimbledon en 2012.

Les deux affichent une longévité quasi-inédite au plus haut niveau sous l'ère Open, qui, à partir de 1968, a permis aux professionnels de participer aux tournois du Grand Chelem. En l'emportant, Federer a battu le record de la plus longue durée au sommet du Grand Chelem: entre son premier titre, à Wimbledon en 2003, et son dernier (pour l'instant...), il s'est passé treize ans et six mois. Jusqu'ici, le record était détenu par Pete Sampras, vainqueur de l'US Open 1990 à 19 ans puis du même tournoi en 2002, pour le dernier match de sa carrière. Parmi les champions à avoir ainsi «dépassé» une décennie, Boris Becker avait connu un retour de flamme assez semblable à celui de Federer en remportant son dernier titre, l'Open d'Australie 1996, cinq ans après le précédent et onze ans après son premier titre.

Chez les femmes, Serena Williams domine nettement ce même classement: entre son premier titre à moins de 18 ans, à l'US Open 1999, et ce dernier titre, plus de dix-sept ans ont passé. Dans l'ère Open, le record a été longtemps détenu par Steffi Graf, Chris Evert et Martina Navratilova, qui toutes les trois avaient remporté leur dernier tournoi du Grand Chelem douze ans après le premier.

Si on a dit «longévité quasi-inédite», c'est parce que d'autres joueurs ont fait encore mieux dans des circonstances particulières. L'Australien Ken Rosewall, dont la carrière a eu lieu avant et après le passage à l'ère Open, a ainsi remporté son premier tournoi du Grand Chelem en 1953, à seulement dix-huit ans, et le dernier en 1972. Il remportera même un dernier titre en double en 1974, à près de 40 ans! Car en cumulant simple et double, certains joueurs arrivent à afficher une longévité encore plus impressionnante: Martina Navratilova a ainsi remporté son dernier titre du Grand Chelem, toutes épreuves confondues, 32 ans après le premier, en gagnant l'US Open 2006 en double mixte avec l'Américain Bob Bryan. Il ne reste donc qu'à souhaiter à Roger Federer d'être encore capable de s'imposer en simple en Grand Chelem en 2022, et à Serena Williams (déjà victorieuse seize fois en double et double mixte en Grand Chelem) de continuer jusqu'en 2030...

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