Sciences / Sports

Faire du sport enceinte, c'est avoir des enfants qui vieilliront mieux

Temps de lecture : 2 min

Pendant la grossesse, modifier à court terme ses habitudes de vie peut bénéficier sur le long terme aux générations futures.

Une femme enceinte et sportive | tfxc via Flickr CC License by

En matière de risques sanitaires liés à l'âge, faire du sport pendant la grossesse semble produire, sur les enfants qui naîtront, autant de bienfaits que l'activité physique que ces derniers pourront effectuer à l'âge adulte. Telle est la conclusion préliminaire d'une étude en cours, dont les premiers résultats ont été présentés le 4 novembre à une conférence de la société américaine de physiologie.

Menée sur des souris et conduite par Kevin Pearson, chercheur spécialisé en pharmacologie et en sciences de la nutrition à l'université du Kentucky, cette étude en confirme de nombreuses autres associant activité durant la grossesse et diminution des risques pour la santé des enfants une fois devenus adultes. En particulier, faire du sport enceinte semble améliorer la santé cardiovasculaire et métabolique de la descendance, notamment en ce qui concerne le diabète de type 2, et diminuer les risques de survenue de cancers.

Sur ce plan, «la restriction calorique était l'intervention la plus prometteuse et la mieux reproductible, précise Pearson. Nos recherches montrent que la grossesse est une période cruciale pour intervenir sur le mode de vie, avec des effets significatifs et à long terme sur le métabolisme de la descendance.»

Diminuer les risques sanitaires

Les travaux de Pearson se focalisent sur les marqueurs d'inflammation, de stress oxydatif et de sensibilité à l'insuline chez des souris nées de mères qui avaient fait ou non de l'exercice pendant leur gestation. Une fois devenus adultes, ces souris semblent mieux résister au stress et manifestent un meilleur profil glycémique que celles dont les génitrices étaient restées sédentaires.

Le stress oxydatif est nocif pour les cellules, il est causé par l'accumulation dans l'organisme de molécules instables, les radicaux libres. Une accumulation qui diminue la résistance au stress et augmente les risques de maladies métaboliques liées à l'âge, comme le diabète de type 2, mais aussi d'obésité et de maladies chroniques. Diminuer le stress oxydatif, c'est diminuer les risques sanitaires qui lui sont corrélés et comme en attestent les recherches de Pearson, il n'est visiblement jamais trop tôt pour s'y mettre.

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