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Au Venezuela, la crise est telle que les gens abandonnent leur chien dans la rue

Temps de lecture : 2 min

Alors que leur pays s’enfonce encore et toujours dans la crise, les Venezueliens sont contraints d’abandonner leurs chiens faute de pouvoir les nourrir.

Capture écran Twitter
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Inflation monstre, pénurie de nourriture, vols de repas dans les cantines scolaires, crise politique. Voilà plusieurs mois que le Venezuela vit une situation proche du chaos. En avril dernier, le pays a coupé l’électricité pendant quatre jours afin de faire des économies. Les files d’attente dans les supermarchés s’allongent encore et encore alors que les familles les plus pauvres ne peuvent parfois se permettre de manger plus d’un repas par jour. Les médicament se font rares et le marché noir s'engraisse.

Dans les rues traînent les victimes collatérales de cette crise sans précédent. Des centaines de chiens ont été abandonnés par leurs propriétaires qui ne peuvent se permettre de les nourrir.

«La crise a frappé fort. Les gens ont abandonné leurs chiens parce qu’ils ne pouvaient payer la nourriture et parce qu’ils quittent le pays», explique Maria Arteaga, fondatrice d’un refuge sur les hauteurs de Los Teques, près de Caracas, à Reuters, venu tirer le portrait de ces victimes à quatre pattes.

Le nombre de chiens confiés aux bons soins du refuge ne cesse d’augmenter. Plusieurs fois par jour, de nouvelles bêtes arrivent, nourris par des volontaires qui font comme ils peuvent. Les Venezueliens sont exsangues et la plupart ne peut même plus imaginer nourrir un animal. 20kg de croquettes coûte 44 euros au marché noir, le double du prix américain, alors que le salaire moyen dans le pays est à peine de 20 euros par mois.

Protection des animaux

Par conséquent, les refuges pullulent tandis que de plus en plus d’animaux sont rejetés dans la nature ou souffrent de malnutrition, dans une totale négation de la loi de protection des animaux. En 2013, la mission Nevado était chargée de s’occuper des chiens errants, de les nourrir et de les faire adopter. Mais aujourd’hui, d’après Reuters, même les chiens de police sont soumis aux restrictions alimentaires.

Cette situation n’est pas prête de s’arrêter. Maria Rodriguez, ingénieure, est venue déposer un chien abandonné trouvé dans la rue au refuge. Son fils voulait le garder pour qu’il tienne compagnie à leur propre animal de compagnie:

«Notre salaire n’est même pas suffisant pour que nous mangions. Comment pourrais-je nourrir deux ou trois chiens?»

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