Tech & internetMonde

Comment les pays réagissent à la «menace» Pokémon Go

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 21.07.2016 à 11 h 12

Repéré sur Le Monde, The New York Times, BBC

En Égypte, en Russie, ou même en France, l’arrivée du jeu (et de foules de dresseurs dans les rues) inquiète.

En Arabie saoudite, des hommes jouent à Pokémon Go, le 17 juillet 2016 | STRINGER/AFP

En Arabie saoudite, des hommes jouent à Pokémon Go, le 17 juillet 2016 | STRINGER/AFP

Pour les Français qui ne l’ont pas encore téléchargé par des voies détournées, le jeu au succès déjà phénoménal Pokémon Go devrait sortir ce jeudi 21 juillet. Et, comme le raconte Pixels, du Monde, le jeu, qui invite les joueurs à parcourir le monde réel, pose déjà de nombreuses questions autour de l’état d’urgence en France.

«Si un attroupement sauvage naît de l’apparition d’un Pokémon rare, il faudra que les agents de police à proximité évaluent les risques en termes de sécurité, et communiquent les éventuels besoins en renforts. Il faudra de la souplesse », a ainsi expliqué une source policière au journal. La gendarmerie nationale a d’ailleurs publié un message pour recommander aux gens de faire attention quand ils jouent.

Ce genre de prévention fait écho à d’autres déjà mises en places dans des pays où le jeu est sorti début juillet, aux États-Unis ou en Australie par exemple. Mais, alors que Pokémon Go s’apprête à déferler sur le monde, de nombreux États sont quelque peu perdus sur la façon dont il faut gérer la foule de dresseurs qui envahira bientôt les rues.

120.000 mines toujours cachées en Bosnie

Le New York Times explique ainsi que certaines autorités politiques et religieuses ont vivement réagi sur le sujet. En Arabie saoudite par exemple, le clergé a renouvelé une fatwa vieille de quinze ans contre les Pokémons. «Il est choquant de voir que le mot “évolution” [un mot évoquant la capacité des Pokémons à se transformer pour devenir plus forts, NLDR] est très utilisé par les enfants», peut-on lire dans la fatwa, qui affirme que Nintendo fait la promotion de la religion shintoïste, du christianisme, de la franc-maçonnerie et du «sionisme mondial».

En Égypte, les chargés de la communication de l’État ont demandé à ce que le jeu soit banni car «le partage de photos et de vidéos de sites de sécurité pourraient mettre ces sites en danger», explique le journal américain. Sur Al-Jazeera, un membre du comité de défense et de la sécurité nationale du Parlement a affirmé que «Pokémon Go est le dernier outil utilisé par des agents espions dans une guerre de renseignements, une application qui utilise la ruse pour infiltrer notre communauté de la façon la plus innocente qui soit, en prétendant être un divertissement.»

En Russie, un officiel a fait part de ses craintes pour la santé mentale de ses concitoyens et a estimé que «les conséquences seront irréversibles» si des mesures ne sont pas prises. Plus grave, les joueurs bosniens doivent faire très attention où ils mettent les pieds. Comme le raconte la BBC, une organisation de prévention a publié un communiqué pour rappeler que le pays compte environ 120.000 mines qui n’ont pas encore été découvertes.

Les réactions officielles dans de nombreux pays sont donc réservées ou inquiètes face au jeu. Ce qui n’a pas empêché le président israélien Reuven Rivlin de faire une petite blague sur son compte Facebook, demandant à la sécurité d’intervenir après avoir découvert un Miaouss dans son bureau.

 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte