Monde / Économie

VIDÉO. Voici l'explication la plus drôle que vous verrez sur les conséquences du Brexit

Temps de lecture : 2 min

Elle est signée de l'humoriste anglais John Oliver. Il compare notamment l'Union européenne à Gérard Depardieu.

«Brexit», ça commence avec le nom de ce qui pourrait arriver au Royaume-Uni si les Britanniques en décident ainsi au cours du référendum qui aura lieu ce jeudi 23 juin. Le pays pourrait sortir de l'Union européenne, ce que signifie littéralement en anglais l'expression «Brexit», contraction de «British exit». Un chroniqueur de CNBC estime que ce nom est la chose la plus effrayante du débat. Le présentateur (anglais) John Oliver répond que non, et que ça lui fait plutôt penser au nom d'«une barre céréalières dégueulasse que l'on achèterait dans un aéroport».

Il essaie ensuite d'expliquer plus sérieusement aux Américains –qui ne sont pas toujours récéptifs ou intéressés par l'actualité européenne–, ce que cela impliquerait pour l'Europe et l'économie mondiale. Il réexplique ainsi comment l'Union européenne a été créée pour éviter que le continent ne se déchire à nouveau dans des guerres. Aujourd'hui, elle rassemble vingt-huit pays qui négocient des accords commerciaux. Il tente alors une comparaison avec l'acteur français Gérard Depardieu.

«L'Union européenne n'est pas parfaite. Elle est très grande, déroutante et beaucoup trop bureaucratique. Pensez-y comme à Gérard Depardieu, c'est un corps européen encombrant source de grande confusion.»

L'humoriste déconstruit ensuite un par un les arguments des militants pour une sortie de l'Union européenne du Royaume-Uni. Comme l'argent qu'économiserait le pays s'il ne participait pas à l'UE. Argument utilisé par l'ancien maire de Londres Boris Johnson, dont John Oliver compare le look et l'intelligence à celui de Bamm-Bamm dans Les Pierafeu. La somme évoquée par l'homme politique est de 350 millions de livres par semaine quand c'est en fait 190 millions, selon John Oliver qui cite le New York Times.

Puis vérifie les affirmations de l'Ukip, revient sur le meutre de la député Jo Cox dont l'assassin a affirmé devant la justice qu'il voulait que le Royaume-Uni soit «libre». Il s'attaque ensuite à un documentaire orienté, Brexit: the movie, qui argumente que l'Union européenne a tellement de lois qu'elle en a 109 pour régir la fabrication des coussins. Ce que l'équipe de l'émission Last Week Tonight with John Oliver a vérifié et s'est révélé faux.

Après avoir contré tous les arguments, John Oliver soulignent que si les Britanniques choisissent de rester dans l'Union Européenne, ils pourront surtout continuer à être eux-même, c'est-à-dire à tout critiquer, «à l'anglaise». Et il leur propose une chanson pour pouvoir exprimer tout ce qu'ils pensent vis-à-vis de l'Europe. Voici les paroles:

«Fuck you, European Union!

Tally-ho, you fucking pricks!

We are the United Kingdom,

You can eat our spotted dicks!»

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