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Les fans turcs sont prêts à sacrifier trois jours de salaire ou un mois de portable pour gagner l'Euro

Temps de lecture : 2 min

Selon une enquête de la banque ING, ce sont les Turcs qui sont prêts aux plus grands sacrifices pour leur équipe nationale.

Supporters turcs à Bandol le 9 juin I BULENT KILIC / AFP
Supporters turcs à Bandol le 9 juin I BULENT KILIC / AFP

Quel supporter serait prêt à verser 1% de son revenu annuel (soit plus de trois jours de salaire) pour que son équipe nationale remporte l’Euro 2016? À se priver de téléphone portable pendant un mois? À payer plus de 200 euros pour acheter en dernière minute le billet qui lui permettra d’assister à une finale où jouerait sa «seleçao»? La réponse n’est pas à chercher au Bénélux, en Espagne ou en France, terres de pisse-froids et de gagne-petit. La patrie, le vrai pays de la déraison footballistique, est bien la Turquie.

C’est du moins ce qui ressort d’une enquête menée par la banque néerlandaise ING dans treize pays européens et citée avec délectation par plusieurs quotidiens turcs. De ce sondage, mené via internet du 18 mars au 6 avril auprès de 1.000 personnes dans chaque pays-cible, on retient que 54% des Turcs interrogés se déclarent prêts à sacrifier 1% de leurs revenus 2016 contre l’assurance de voir leur équipe préférée revenir de France avec la Coupe. Soit trois fois plus de généreux donateurs que dans la plupart des pays européens (18% au Royaume Uni, 16% en Italie, 15% en France, 14% en Allemagne, 12% en Espagne), et six fois plus qu’aux Pays-Bas (9%) ou en Belgique (8%). Dans l’abnégation, seuls les Polonais (42%) et les Roumains (33%) s’approchent des leaders turcs.

Le classement n’est guère différent quand on exige un autre renoncement: l’abandon pendant un mois de son téléphone portable. Là encore, les fans d’Arda Turan l’emportent largement (42%), devant ceux de Nicolae Stanciu (33%) et ceux de Robert Lewandowski (31%). Les Bleus se classent sixièmes (22%), les Oranje bon derniers (13%).

Les femmes tout aussi passionnées

Si votre équipe atteint la finale, combien d’argent seriez-vous prêt à mettre dans un billet pour le match? À cette question, près de la moitié des sondés (49%) à travers toute l’Europe répondent à l’unisson: «rien du tout». Un détachement que ne partagent que 27% des Turcs. Les 73% restants ont déjà la main sur le porte-monnaie, et 23% se disent prêts à débourser plus de 200 euros pour obtenir le sésame.

Les aficionados turcs sont également les premiers pour ce qui est de tenir des paris entre amis sur les résultats de l’Euro (36%), devant les Espagnols (31%) et les Roumains (28%). Selon ING, les femmes turques ne sont pas en reste: 94% des sondées affirment soutenir une équipe à l’Euro, soit presque autant que les hommes (98%). Une passion qui n’a pas échappé aux professionnels du merchandising: la Fédération turque de football propose sur son site internet bagues, colliers et bracelets d’une grande enseigne de la bijouterie, aux couleurs de la formation nationale.

L’institut de sondage pointe pour finir avec cruauté que l’amour peut être aveugle: 27% des Turcs interrogés soutiennent mordicus que leur équipe va remporter la Coupe, alors que les bookmakers ne donnent guère aux Rouge et Blanc que 1% des chances de triompher. Peut-être la ferveur populaire aidera à les faire démentir.

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