Monde / Société

Découvrez Douga-3, la base militaire secrète de Tchernobyl

Temps de lecture : 2 min

Dans la zone d’exclusion qui entoure l’ancienne centrale nucléaire, se cache une base militaire soviétique secrète et abandonnée.

La base militaire Douga-3, le 7 août 2014 | Ingmar Runge via Wikimedia Commons License by
La base militaire Douga-3, le 7 août 2014 | Ingmar Runge via Wikimedia Commons License by

Au cœur de la zone d’exclusion qui entoure l’ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl, la base militaire secrète soviétique Douga-3 a été laissée à l’abandon. Les bus de touristes préfèrent se diriger vers les rues désertes de la ville de Pripiat et personne n’ose vraiment s’aventurer dans cet édifice caché dans la forêt irradiée de Tchernobyl. Curieux de voir à quoi pouvait ressembler cette base militaire, Atlas Obscura a décidé de faire le déplacement.

La base employait près de 1.500 scientifiques, machinistes, militaires et techniciens avant son abandon précipité, en avril 1986, lors de l’explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire. Pendant la Guerre froide, le lieu et la nature des activités qui s’y déroulaient ont longtemps été gardés secrets. Sur les cartes, l’endroit était même décrit comme un camp d’été pour enfants. Un mystère qui n’a pas manqué d’alimenter les spéculations et les théories du complot, souligne Atlas Obscura.

«Pic-vert russe»

La base militaire est reconnaissable, encore aujourd’hui, à ses immenses antennes métalliques utilisées, à partir de 1976, comme radar antibalistique afin de se protéger d’une potentielle attaque américaine. Ce dernier émettait des ondes de basse fréquence à l’origine d’un bruit saccadé –surnommé «pic-vert russe»– et a longtemps perturbé les émissions radiophoniques –notamment celles des stations de radio européennes ou, plus grave, des fréquences d’urgence utilisées par les avions de ligne.

Voici un enregistrement qui montre à quoi pouvait ressembler, en 1984, les interférences des ondes du «pic-vert russe» sur une radio:

Ce reportage d’Atlas Obscura, diaporama photo à l’appui, vous donne l’occasion de voir ce qu’il reste de cette base militaire abandonnée, de ses bâtiments, de sa salle de documentation, des appartements de fonction, d’un parc pour enfants et de tout le matériel qui a été laissé sur place, dans la précipitation, après la catastrophe.

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