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Une faute de frappe fait capoter un casse à un milliard de dollars

Temps de lecture : 2 min

Des hackers ont mal écrit le mot «foundation», permettant aux autorités d’éviter plusieurs virements d’argent catastrophiques.

La face diabolique de l'argent | Raquel Baranow via Flickr CC License by
La face diabolique de l'argent | Raquel Baranow via Flickr CC License by

Début février, la réserve fédérale de la Banque de New-York a reçu une trentaine de requêtes étranges en provenance de la Banque du Bangladesh, dont elle conserve des milliards de dollars destinés aux accords internationaux. L’institution bangladaise lui demandait de transférer de l’argent de ses propres comptes vers différentes entités aux Philippines et au Sri Lanka.

La demande était en fait une manœuvre très habile de hackers, qui avaient volé à la Banque du Bangladesh ses autorisations de transfert d’argent. Mais comme l’explique Reuters sur son site, si «quatre requêtes pour un transfert total de 81 millions de dollars vers les Philippines ont été validées», «un cinquième transfert, de 20 millions de dollars, vers une ONG sri lankaise, a été stoppé parce que les hackers ont mal épelé le nom de l’ONG, Shalika Foundation.»

En effet, sur la demande de transfert, les hackers ont écrit «fandation» au lieu de «foundation», poussant la Deutsche Bank à demander des explications à la Banque du Bangladesh. C’est la Pan Asian Banking Corp, destinataire final du transfert, qui a demandé le soutien de la Deutsche Bank pour vérification. «La transaction était trop grande pour un pays comme le nôtre, a expliqué un représentant de la banque asiatique. Et puis Deutsche Bank est venue dire qu’il s’agissait d’une transaction suspecte.»

Un milliard de dollars disparu en deux ans?

Cette dernière a ainsi pu stopper la demande et réaliser qu’aucune fondation de ce nom n’était enregistrée. De son côté, la réserve fédérale américaine a également suspecté des demandes frauduleuses et a alerté la banque bangladaise. Au total, entre 850 et 870 millions de dollars ont pu être sauvés, chiffrant le vol à «seulement» 81 millions de dollars. Désormais, la banque bangladaise essaye de localiser les hackers et un grand débat a été ouvert avec les différentes banques impliquées pour déterminer les responsabilités.

Cette faute de frappe a sauvé ces banques, mais par le passé, beaucoup d’institutions ou d’entreprises ont été victimes de vols d’envergure orchestrés par des hackers un peu plus zélés. Ainsi, l’année dernière, l’entreprise de sécurité informatique Kapersky Lab affirmait que plus d’une centaine de banques et institutions dans trente pays auraient perdu un milliard de dollars en deux ans à cause de hackers.

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