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Les Texans peuvent désormais se balader en montrant leur arme

Temps de lecture : 2 min

Les Texans n'avaient pas le droit de montrer qu'ils portaient une arme en public depuis 1871.

Open Carry Advocates - Virginie, 2014 | Eli Christman via Flickr CC License by
Open Carry Advocates - Virginie, 2014 | Eli Christman via Flickr CC License by

C'est une petite révolution qui a eu lieu ce 1er janvier au Texas, dans le sud des États-Unis. Pour la première fois depuis 1871, les Texans ont le droit de porter visiblement une arme, raconte le New York Times. Alors forcément, certains ont profité du passage à 2016 pour fêter ce changement:

«Epi Camacho, 34 ans, était tellement enthousiaste à l'idée de pouvoir tirer avantage de cette loi qu'il est arrivé au Capitol vers 22h30, le 31 décembre, et a ensuite symboliquement dévoilé son pistolet —un Glock 23— aux douze coups de minuit. "Il était temps", a-t-il indiqué plus tard.»

Le lendemain, ils étaient une centaine à Austin, la capitale de l'État, à se réunir pour célébrer ensemble le fait de pouvoir montrer qu'ils portent une arme. «Des manifestations similaires ont eu lieu dans plus autres villes texanes.» Car, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, c'était loin d'être le cas jusque-là, raconte le Guardian:

«Malgré sa réputation de centre de la culture cowboy, les lois du Texas sur les armes étaient assez modérées, comparé aux autres états. Jusqu'à aujourd'hui. Depuis vendredi, l'État de l'étoile solitaire (Lone Star State) est le plus peuplé du pays —et Houston et Dallas les deux plus grosses villes— à autoriser le port d'armes visibles.»

Au total ce sont 925.000 personnes (sur les presque 27 millions que compte le Texas) qui seront affectées directement par ce changement, explique le quotidien new-yorkais.

Sur son site, RFI précise ainsi que «tout détenteur d'un permis peut aller faire ses courses ou se rendre au bureau en arborant un pistolet à la ceinture. Tout établissement, église, école, commerce, qui n'est pas d'accord devra le préciser. Un site internet très détaillé explique les modalités de cette loi.»

Le New York Times détaille que si pour les partisans de cette nouvelle loi, «cela va aider à dissuader les potentiels criminels, les opposants affirment qu'il n'y a aucune preuve démontrant que les états ayant adopté une législation similaires sont plus sûrs». Le Guardian souligne par ailleurs qu'un sondage publié l'année dernière indiquait que 75% des chefs de police texans «étaient contre ce concept».

Pas sûr que l'application de cette nouvelle loi plaise non plus au président américain. «Barack Obama s'est fixé vendredi 1er janvier comme première résolution pour 2016 la lutte contre "l'épidémie" des violences par armes à feu aux Etats-Unis, malgré le blocage quasi-rédhibitoire du Congrès sur la question», raconte l'AFP. En moyenne, 90 personnes meurent chaque jour par balle, aux États-Unis.

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