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«Jeb Can Fix It»: le slogan raté qui fait mal à la campagne de Jeb Bush

Temps de lecture : 2 min

La nouveau slogan du candidat républicain a largement été repris et détourné.

Jeb Bush en 2013 lors d'une conférence | Gage Skidmore via Flickr CC License by
Jeb Bush en 2013 lors d'une conférence | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Jeb Bush n’allait déjà pas très bien. Mais aujourd’hui le candidat à la primaire républicaine est également moqué par une partie de l’internet américain.

Alors que ses chances d’être le candidat désigné par le Parti républicain lors de la convention nationale en juillet prochain ont été quasiment réduites à néant à l’issue du dernier débat républicain, l’ancien gouverneur de Floride a essayé de relancer sa campagne. Sa nouvelle tournée en Floride, comme le raconte le Washington Post, devait «revigorer l’image d’un candidat qui est devenu le symbole d’une politique d’establishment et d’entre-soi dans un cycle électoral qui favorise les outsiders». Lors d’un meeting dans son état de Floride, il a ainsi déclaré:

«Après sept ans d’incompétence, de corruption et d’impasses à Washington, nous avons besoin d’un président qui peut réparer tout ça. Je peux réparer tout ça.»

Le petit problème, c’est que son nouveau slogan «Jeb Can Fix It» (Jeb peut le réparer) a vite été détourné, comme l’a remarqué Observer.com:

«Le hashtag #JebCanFixIt a commencé à être populaire ce lundi matin [2 novembre], mais les tweets ne sont pas des preuves de soutien. Ce sont surtout des mèmes, et des blagues qui dépeignent M. Bush en plombier ou en mécanicien, mais aussi des liens vers le générique de Bob le Bricoleur. Il y en a aussi sur le trucage des élections [en référence aux élections de 2000].»

«3 heures du matin en 2027. Un tuyau explose dans une pub à la télé. Le propriétaire est désemparé. Un van de plombier arrive. On peut y lire: “Jeb peut le réparer.”»

«Jeb Can Fix It est en fait une référence aux élections de 2000, en Floride.» «Fix» peut aussi se traduire par «truquer une élection»

Ce n’est cependant pas le seul candidat à avoir été largement moqué pour sa campagne sur les réseaux sociaux –Hillary Clinton avait été largement critiquée en août dernier, rappelle le Post–, mais Bush est dans une situation qui ne lui permettait quasiment plus aucun faux pas.

Et comme le poursuit Observer.com, si vous pensiez que les mèmes pouvaient rendre Jeb Bush plus sympathique, «ce ne sont pas des mèmes positifs, similaires à celui du “Hotline Bling” de Drake»:

«Ce sont des mèmes qui montrent que le message qu’il cherche à faire passer n’est pas pris au sérieux et que sa candidature est une blague. [...] Salon a appelé cette tentative désespérée, un Hail Mary [une référence à une dernière passe désespérée au football américain], et si le rapide flot de blagues et de mèmes indique quoi que ce soit, c’est que sa défense est acculée, et que M. Bush risque de se faire plaquer avant même de pouvoir faire sa passe. Et même s’il y arrive, elle a quasiment déjà été interceptée.»

Slate.fr

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