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Obama abandonne le bouclier antimissile en Europe

Temps de lecture : 2 min

Barack Obama a abandonné le projetd'un bouclier antimissile en Europe

, explique The Guardian. La nouvelle a réjouit Moscou, qui se sentait visé par ce projet, mais a aussi déçu la Pologne et la République Thcèque, qui se sont senti trahis par cette décision. Le projet, voulu par l'administration Bush et qui a nécessité six ans de négociations, prévoyait l'installation d'intercepteurs de missiles et d'une station radar dans ces deux pays, mais la Russie avait accusé les États-Unis de viser plutôt l'arsenal nucléaire russe.

Le plan sera réajusté, car, selon les officiels américains, la menace iranienne a été revue à la baisse. «Le projet précédent reposait sur l'estimation selon laquelle l'Iran était déterminé à développer un programme de missiles à longue portée (ICBM) mais d'après les derniers renseignements, ils sont beaucoup plus concentrés sur le développement de capacités de courte et moyenne portée», a déclaré Geoff Morrell, porte-parole du Pentagone. «Cette amélioration du système n'a rien à voir avec la Russie et tout à voir avec l'Iran» a-t-il ajouté.

La décision américaine devrait être bien accueillie par les gouvernements d'Europe de l'Ouest, qui étaient persuadés que le projet était une provocation à destination de la Russie. En revanche, Alexandr Vondra, député tchèque et ambassadeur à Washington, a exprimé sa déception: «C'est un véritable volte face dans la politique américaine. Mais pour l'instant nous attendons de voir si les Etats-Unis respectent leurs engagements. Si ce n'est pas le cas, ils auront beaucoup de mal dans le futur à trouver du soutien pour l'Afghanistan ou d'autres dossiers», a-t-il déclaré. Pour certains pays de l'Est, rapporte le Guardian, ce bouclier constituait une garantie de sécurité contre la menace résurgente de la Russie.

Par ailleurs, les analystes ont souligné que cette décision aidera Obama à consolider la coopération avec la Russie sur un éventuel paquet de sanctions contre l'Iran, et aussi dans son intention de repartir à zéro dans les relations avec la Russie, après une période relativement sombre sous l'administration Bush. Le dossier nucléaire sera au centre de ces nouvelles relations: le 1er décembre, les deux pays devront signer un nouvel accord à ce sujet.


[Lire l'article complet sur le site de The Guardian]

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Image de Une: lancement d'un missile, Wikimedia

 

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