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A Kobané, les djihadistes de l'État islamique se sont déguisés en forces kurdes pour massacrer les civils

Temps de lecture : 2 min

Le massacre du 25 juin avait fait entre 233 et 262 tués.

Un enfant dans la ville de Kobané, le 28 janvier 2015 REUTERS / Osman Orsal
Un enfant dans la ville de Kobané, le 28 janvier 2015 REUTERS / Osman Orsal

Le 25 juin, à l'aube, l'organisation État islamique commettait l’un de ses «pires massacres» en Syrie. Entre 233 et 262 civils auraient été tués à Kobané et 273 blessés.

Or, selon Human Rights Watch, les djihadistes étaient habillés avec des uniformes proches de ceux du YPG [Unités de protection du peuple] et de l'Armée Syrienne libre pour pénétrer plus facilement, en trompant les habitants.

«Nous avons vu deux voitures pleines d'hommes et de femmes en uniforme du YPG», raconte Fatima, 33 ans, qui se rendait à l'hôpital avec son mari pour reconnaître le corps de son père, décédé dans la nuit, lorsque les djihadistes ont pénètré dans la ville.

«Nous avons pensé qu'ils étaient des combattants du YPG et nous n'avons pas imaginé qu'il y avait un problème. Ils nous ont visé et ont commencé à tirer. Ils ont tué mon mari et son ami. Mon mari a été touché à la tête et son sang s'est répandu dans la voiture.»

Des civils pris en otage

De maisons en maisons, les djihadistes poursuivent les habitants, lancent des grenades et tuent des familles entières. Selon les témoins interrogés par Human Rights Watch, «le but premier des attaquants était de tuer des civils et de répandre la terreur parmi la population locale».

Femmes, enfants, personnes âgées, secours ou civils en fuite: tous sont visés. De nombreux civils ont également été pris en otage. «Les lois de la guerre interdisent aux belligérants d'utiliser des civils pour garder des forces militaires ou des quartiers à l'abri d'une attaque», rappelle Human Rights Watch.

Les forces kurdes ont repris le contrôle de la ville de Kobané le 28 juin.

À ce genre de massacres perpétrés par l'organisation État islamique depuis un an, il faut ajouter d'autres pertes civiles. Selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (OSDH), 3.027 personnes, dont 86 femmes et 74 enfants, auraient été exécutées par ces djihadistes.

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