Culture

Huppert-Depardieu, le couple réuni en images

Temps de lecture : 2 min

Gerard Depardieu  essayant d'embrasser Isabelle Huppert lors du photocall de «Valley of Love» à Cannes le 22 mai 2015. REUTERS/Yves Herman
Gerard Depardieu essayant d'embrasser Isabelle Huppert lors du photocall de «Valley of Love» à Cannes le 22 mai 2015. REUTERS/Yves Herman

Depuis Les Valseuses, de Bertrand Blier, en 1974, et Loulou, de Maurice Pialat, en 1980, Isabelle Huppert et Gérard Depardieu ne s'étaient jamais retrouvés à l'écran. Voici à quoi ils ressemblaient dans Loulou.

Dans Valley of Love, de Guillaume Nicloux, qui les réunit, ils jouent leur propre rôle, Isabelle et Gérard. Dans une très belle interview à Télérama, elle décrit le personnage masculin:

«Le film est totalement chargé de notre histoire, même si nous ne nous y appelons par nos prénoms que dans les scènes finales…»

Lui le personnage féminin:

«C'est Isabelle. Exactement comme elle s'est lancée dans le métier. Avec sa bonne éducation bourgeoise parisienne; avec cette rivalité avec ses trois sœurs si brillantes qui la poussait à toujours se dépasser. La même Isabelle. Une guerrière dans cette profession si cruelle pour les femmes et qui leur vole souvent leur vie. Son regard dans Les Valseuses et dans Loulou était juste plus doux.»

Le couple réuni à l'écran dans Valley of Love:

©Le Pacte

Très sous-exploités dans le film –dont on se demande comment il a pu remplacer celui d'Arnaud Desplechin dans la compétition pour la Palme–, les deux comédiens n'en sont pas moins fascinants dans ces retrouvailles.

Le public a encore eu le plaisir de les retrouver ensemble au photocall, parfaitement conformes à ce que l'on connaît d'eux. Huppert distante et digne:

REUTERS/Regis Duvignau

Et Depardieu très... gênant:

REUTERS/Regis Duvignau

Et de plus en plus gênant:

REUTERS/Yves Herman

REUTERS/Benoit Tessier

Sans empêcher Huppert de garder toute sa dignité.

REUTERS/Yves Herman

La comédienne, connue pour sa rigidité dans les images qu'elle laisse passer, expliquait dans cette même interview à Télérama: «J'aime que mon image me donne de la satisfaction, c'est vrai. Contrôler sert à ça. Je reconnais que je suis perfectionniste en la matière…» Pas sûr que ce photocall cannois lui donne entière satisfaction.

Newsletters

«Hot Skull» sur Netflix: pourquoi la métaphore du virus transmis par la parole sonne si juste

«Hot Skull» sur Netflix: pourquoi la métaphore du virus transmis par la parole sonne si juste

La série turque décrit une épidémie dont le vecteur est le langage. Un phénomène inimaginable et qui pourtant paraît déjà presque là.

Fabrice Hyber à la Fondation Cartier: l’école de tous les possibles

Fabrice Hyber à la Fondation Cartier: l’école de tous les possibles

Avec La Vallée, l’artiste français casse les stéréotypes et fait de l’espace d’exposition une école dont les tableaux noirs sont des œuvres, déployant les méandres de sa pensée. Du 8 décembre 2022 au 30 avril 2023.

«Nos frangins» d'hier et d'aujourd'hui, une grande famille

«Nos frangins» d'hier et d'aujourd'hui, une grande famille

Associant archives et reconstitution, Rachid Bouchareb raconte l'histoire de deux jeunes Arabes tués par des policiers il y a trente-cinq ans, avec le présent en ligne de mire.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio